Groupe d'Etats contre la corruption (GRECO)

Déclaration de M. Drago KOS, Président du Groupe d’Etats contre la Corruption, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption, le 9 décembre

Message vidéo (en anglais)

En tant que Président du Groupe d’Etats contre la corruption du Conseil de l'Europe, je me réjouis du fait qu’en Europe et dans le monde, on se méfie de plus en plus des pots-de-vin, abus d’autorité et autres pratiques commerciales frauduleuses tout en exigeant une intégrité sans faille des représentants de l’autorité publique, des élus et des dirigeants d’entreprises.

La hausse du nombre de pays qui adoptent des législations anticorruption détaillées, conformes aux normes internationales, constitue une avancée dans la bonne direction.

Malgré les progrès réalisés, il ne fait aucun doute, à nos yeux comme à ceux de nos partenaires des organisations internationales – OCDE, Nations Unies, Union européenne et Réseau européen sur la fraude et la corruption dans le secteur de la santé - que le fléau de la corruption continue de sévir. Tous les ans, ce sont près de mille milliards d’euros de pots-de-vin qui seraient versés.

Tout porte à croire que, dans certains de nos propres pays membres, la corruption continue de gangréner la société et les institutions publiques.

Il est troublant de constater que des sociétés de renom ont versé des dessous-de-table énormes pour gagner ou conserver des marchés.

Ce tableau mitigé nous oblige à rester vigilants, à encourager vivement la plus grande intégrité et à combattre l’impunité quand cela s’impose.

La situation actuelle au plan mondial exige que nous unissions nos efforts. Il est trop tôt, convenons-en, pour se satisfaire de l’état actuel de la lutte contre la corruption en Europe et dans le monde.

Le 9 décembre est une bonne occasion de s’en souvenir.