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Journée internationale de lutte contre la corruption

Le Président du GRECO, Drago KOS : « Il nous faut intensifier notre coopération avec l’UE dans la lutte contre la corruption »

Strasbourg, 9 décembre 2010 Drago KOS, le Président du Groupe d’Etats contre la Corruption du Conseil de l’Europe a fait la déclaration suivante à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption

« De nombreux citoyens d'Europe et dans le monde sont confrontés dans leur quotidien au fléau de la corruption – qui frappe particulièrement les personnes vulnérables. Toutefois, les conséquences de la corruption dépassent largement la sphère de l'individu. Afin que la démocratie et l'état de droit puissent fonctionner correctement, les citoyens doivent pouvoir avoir confiance en leur classe politique, leurs juges, leurs policiers, et en tous ceux qui exercent l’autorité. La confiance – tout comme la concurrence loyale – est aussi la base d'une économie saine. La corruption sape cette confiance et donne libre cours à un comportement subversif et au cynisme.

Les indices de corruption largement connus, comme ceux de la Banque Mondiale et de Transparency International, ainsi que les informations recueillies par le Groupe d'Etats contre la Corruption, l'organe de contrôle anti-corruption du Conseil de l'Europe, sont autant d'éléments qui démontrent que la corruption est une préoccupation persistante voire croissante. Ceci est d'autant plus vrai que la crise économique et financière qui continue de sévir, avec un impact nuisible sur la prospérité et l'emploi, risque fort de rendre la vie encore plus difficile à ceux et celles qui s’efforcent de respecter les règles.

Etant donné le caractère mondial que prend la corruption, il est de plus en plus important de tisser un réseau de coopération internationale. Il est nécessaire d'accroître les efforts de coopération entre les acteurs internationaux qui partagent cette conviction que combattre la corruption est plus impératif que jamais.

Le 9 décembre est un moment opportun pour nous rappeler cette nécessité.

Pour le GRECO, la coopération avec l'Union Européenne est de première importance. En associant notre expérience approfondie acquise en tant que mécanisme de contrôle anti-corruption et le poids politique de l'Union Européenne, l'impact de nos efforts anti-corruption et la promotion de l’intégrité à travers et par-delà les frontières du continent européen ne pourront en être que renforcés.

J'espère sincèrement que l'adhésion de l'Union Européenne au GRECO se réalisera bientôt. Le Programme de Stockholm a remis cette prometteuse perspective à l'ordre du jour. Nous allons tout mettre en œuvre pour ne pas laisser échapper cette opportunité unique.

Quoi qu'il en soit, une meilleure coopération internationale ne dispense pas nos Etats membres d'un net engagement de leur part, au plus haut niveau politique, pour lutter contre la corruption avec détermination, et non pas à travers de simples déclarations solennelles. »