2.1 Règlement financier et dispositions annexes
2.1.1 Règlement financier
2.1.2 Comité du budget
2.1.3 Trésorier
2.1.4 Auditeur interne
2.1.5 Auditeur externe
2.1.6 Comité d’audit
2.1.7 Conseil de direction du Fonds de réserve pour les pensions
2.1.8 Commission des marchés
2.2 Accords partiels et élargis
2.3 Recettes et contributions
2.3.1 Contributions des Etats membres
2.3.1.1 Contributions obligatoires
2.3.1.2 Paiement des contributions/contributions impayées
2.3.2 Contributions des Etats non-membres
2.3.3 Contributions volontaires/comptes spéciaux
2.3.3.1 Considérations générales
2.3.3.2 Prélèvement de charges administratives
2.4 Consultation de l'Assemblée en matière budgétaire
2.5 Implications financières des décisions
2.6 Critères pour le lancement, l’arrêt et l’évaluation des projets
2.7 Evaluation
2.1 Règlement financier et dispositions annexes
2.1.1 Règlement financier
Le Règlement financier est adopté par le CM. Il énonce, entres autres, les règles concernant le Programme et le Budget, les contributions des Etats membres et les autres recettes, la gestion des fonds, les états financiers et les comptes de gestion budgétaire ainsi que le Comité du budget, l’Auditeur externe, l’Auditeur interne, le Comité d’audit et le Trésorier de l’Organisation5.
2.1.2 Comité du budget
Dans l’accomplissement de ses fonctions budgétaires, le CM bénéficie du concours d’un Comité du budget, composé de onze experts indépendants désignés par le CM (dont cinq sur présentation des cinq grands payeurs)6. La procédure de nomination des membres du Comité du budget est annexée au Règlement financier.
2.1.3 Trésorier
Le SG nomme un haut fonctionnaire qui assure les fonctions de Trésorier. Le Trésorier assume la responsabilité de la conservation et du maniement des fonds et valeurs de l'Organisation. Il assume également les autres responsabilités prévues par le présent Règlement financier, particulièrement en ce qui concerne le paiement des dépenses et le recouvrement des recettes7.
2.1.4 Auditeur interne
Le SG nomme un auditeur interne chargé de l’évaluation des systèmes de management des risques, de contrôle et de gouvernance et de contribuer à leur amélioration. L’Auditeur interne s’assure que le contrôle interne est conduit conformément aux dispositions du présent Règlement et que des procédures appropriées de gestion administrative et financière sont mises en œuvre8.
2.1.5 Auditeur externe
Le CM nomme un auditeur externe (une institution supérieure de contrôle d’un Etat membre) chargé, entre autres, de certifier les comptes annuels de l’Organisation, de faire des observations concernant l’aspect économique, l’efficience et l’efficacité des procédures financières, du système comptable et de l’administration et gestion de l’Organisation9. La procédure de nomination de l’auditeur externe est annexée au Règlement financier.
Le cycle d’approbation des comptes annuels figure dans le
calendrier ci-joint.
2.1.6 Comité d’audit
Le CM nomme un Comité d’audit pour exercer une fonction indépendante d’appréciation des systèmes de contrôle interne et externe et des suites données aux recommandations formulées par la Direction de l’audit interne et de l’évaluation et l’Audit externe10. Le mandat complet du Comité d’audit figure dans la Résolution CM/Res(2011)1.
2.1.7 Conseil de direction du Fonds de réserve pour les pensions
Le CM nomme le Conseil de direction du Fonds qui est chargé, sous le contrôle du CM, de la gestion du Fonds. Le Statut du Fonds et le mandat du Conseil de direction figurent dans la Résolution Res(2006)111.
2.1.8 Commission des marchés
Le/la SG nomme une Commission des marchés qui contrôle les appels d’offres au regard des conditions stipulées dans le Règlement financier12.
2.2 Accords partiels et élargis
Voir également
II.B Le Comité des Ministres au niveau des Délégués, chapitre 11 Accords partiels.
Ces budgets groupent les dépenses supplémentaires résultant de ces accords qui sont à répartir entre les Etats y participant et les recettes diverses qui viennent en atténuation de ces dépenses. Pour chaque exercice financier du biennium, ils prévoient une contribution au Fonds de réserve des pensions et une participation forfaitaire annuelle aux dépenses administratives du Budget ordinaire calculée sur la base du montant des dépenses administratives incluses au Budget du deuxième exercice du biennium précédent13.
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2.3 Recettes et contributions
Les contributions obligatoires, les contributions volontaires et les recettes diverses constituent les recettes de l’Organisation
2.3.1 Contributions des Etats membres
2.3.1.1 Contributions obligatoires
En application de l'article 38.b du Statut14, la contribution de chaque Etat est fixée conformément à la Résolution Res(94)31 sur la méthode de calcul du barème des contributions des Etats membres aux budgets du Conseil de l'Europe.
2.3.1.2 Paiement des contributions/contributions impayées
L’Article 39 du Statut dispose que le/la SG notifie chaque année aux gouvernements des membres le montant de leur contribution. Les contributions sont réputées exigibles au jour même de cette notification ; elles doivent être acquittées entre les mains du/de la SG dans le délai maximum de six mois.
Le Règlement financier énonce les modalités pratiques pour le paiement des contributions en application de l’Article 39 du Statut15. Celles–ci stipulent notamment que chaque Etat membre est tenu de verser au moins le tiers de sa contribution obligatoire au cours des deux premiers mois de l'année et le solde avant la fin de la période de six mois prévue par l'article 39 du Statut (en général, avant la fin du mois de juin).
Les Etats membres qui n'auraient pas acquitté la totalité de leur contribution avant la fin de la période de six mois auront à verser un intérêt mensuel simple de 0,5 % sur les sommes restant dues au premier jour de chacun des six mois qui suivent, et de 1 % sur les sommes restant dues au premier jour de chaque mois par la suite.
Le CM est tenu régulièrement informé de la situation des contributions impayées.
Le CM a décidé que, sauf circonstances exceptionnelles n’ayant pas permis à un Etat de s’acquitter de ses obligations, l’article 9 du Statut16 sera appliqué à tout Etat qui n’aurait pas exécuté l’intégralité ou une partie substantielle de ses obligations financières pendant une période de deux ans17.
2.3.2 Contributions des Etats non-membres
Les contributions des Etats non-membres peuvent concerner les accords partiels, les conventions du Conseil de l’Europe et des contributions volontaires.
Les Etats non-membres contribuent aux accords partiels élargis dont ils font partie.
Ils contribuent également aux frais de fonctionnement des
conventions du Conseil de l’Europe dont ils sont Parties, dès lors qu’elles prévoient des mécanismes de suivi et qu'ils y participent de plein droit.
La raison est que les Etats membres quant à eux contribuent à couvrir les frais de ces conventions par le biais de leur contribution au Budget Ordinaire.
La contribution des Etats non-membres est régie par la
Résolution CM/Res(2013)7 concernant les modalités financières de la participation des Etats non membres aux conventions du Conseil de l’Europe.
Le montant de la contribution que toute Partie contractante non-membre du Conseil de l’Europe à une convention du Conseil de l’Europe devra verser à l’Organisation est calculé conformément à la méthode qui figure en annexe à la Résolution, en l’absence d’une disposition spécifique dans la convention pertinente, avec une contribution minimale de 10 000 € - montant qui sera ajusté annuellement en fonction de l’inflation.
Le SG notifie chaque année aux gouvernements des Etats non-membres concernés le montant de leur contribution et, sauf décision contraire du CM, les invite à procéder au paiement. Les dispositions de l’article 10 du
Règlement financier s’appliquent mutatis mutandis à la contribution de toute Partie contractante non-membre du Conseil de l’Europe à une convention du Conseil. La contribution est affectée au Budget général, sauf décision contraire du CM.
Les Etats non-membres peuvent également faire des contributions volontaires (voir ci-dessous).
2.3.3 Contributions volontaires/comptes spéciaux
2.3.3.1 Considérations générales
Le Règlement financier dispose que le/la SG peut accepter des contributions volontaires, dont la gestion s’effectue au moyen de comptes spéciaux. Les objectifs de ces comptes doivent être conformes aux objectifs définis par le Statut18.
Le cadre général de la stratégie de gestion et de mobilisation des ressources figure dans le document CM(2009)10 final19.
Le Programme et le Budget incluent des informations sur les contributions volontaires estimées pour chaque exercice du biennium. Le/La SG fait rapport sur les activités menées au sein de comptes spéciaux dans le cadre des comptes annuels de l’Organisation. Un rapport concernant les contributions reçues est distribué trimestriellement.
Les règles pour l’ouverture et la gestion des comptes spéciaux sont adoptées par les Délégués. Elles prévoient qu’un compte spécial peut être ouvert pour le Budget ordinaire (un par titre), les accords partiels et élargis, les programmes conjoints et autres objectifs ponctuels. Toutes les dépenses spécifiques individualisables entraînées par les activités financées par les comptes spéciaux sont imputées sur les comptes spéciaux, et les recettes sont soumises à un prélèvement de charges administratives pour couvrir les dépenses au titre des frais généraux (soutien administratif et logistique associé), à moins que le CM n’en décide autrement20.
Les soldes non dépensés d’un compte spécial sont automatiquement reportés à l’exercice suivant et ce jusqu’à l’achèvement de l’activité à laquelle ils étaient dédiés. Tout crédit restant sera alors affecté conformément aux instructions du donateur ou par décision du CM21.
2.3.3.2 Prélèvement de charges administratives
Les Délégués adoptent et mettent régulièrement à jour les modalités concernant le prélèvement de charges administratives. La politique actuelle figure dans le CM(2010)14322. Elle prévoit :
- le pourcentage du prélèvement lié aux dépenses supplémentaires encourues pour le traitement des paiements concernant les programmes conjoints et les contributions volontaires est fixé à 2,3 % ;
- un prélèvement annuel par fonction financée par ces mêmes contributions de 18 000 € par fonction occupée par un agent basé dans les locaux de Strasbourg ou dans les bureaux de Paris ou Bruxelles et 3 300 € par fonction occupée par un agent basé dans les locaux de Graz ou de Lisbonne ;
Dans le cas spécifique des programmes conjoints, le total des montants prélevés vient s’imputer sur le pourcentage fixe pour frais administratifs tel que figurant aux conditions générales des contrats de l’UE: « Un pourcentage fixe plafonné à 7 % du montant des coûts directs éligibles de l’action est éligible au titre des coûts indirects représentant les coûts administratifs généraux du Bénéficiaire pouvant être considérés comme affectés à l’action […]».
2.4 Consultation de l'Assemblée en matière budgétaire
Cf. II.E, Chapitre 1.8 Consultation avec l'Assemblée en matière budgétaire
2.5 Implications financières des décisions
Les documents constituant le support du processus de décision devraient indiquer les incidences en matière de ressources (humaines et financières)23.
Dans les Notes sur l’ordre du jour, le Secrétariat indique si le financement est assuré ou non.
2.6 Critères pour le lancement, l’arrêt et l’évaluation des projets
Lors du Troisième Sommet à Varsovie (16 et 17 mai 2005), il a été décidé que « le Conseil de l'Europe s’attachera à sa mission essentielle qui est de préserver et promouvoir les droits de l’homme, la démocratie et l’Etat de droit. Toutes ses activités doivent contribuer à cet objectif fondamental. »24. Dans le cadre du suivi, les Délégués ont approuvé les critères pour le lancement, l’arrêt et l’évaluation des projets, tels qu’ils figurent dans le document CM(2006)101 final25.
2.7 Evaluation
La Politique d’évaluation figure dans le document CM(2008)15626. |