
16.05.12 – Mme Bonnet explique les difficultés à
détecter les signes physiques d’abus sexuels d’enfants.
Elle souligne que lorsque les médecins posent des
questions à un enfant, ils doivent écouter l’enfant avec
beaucoup d’attention afin que celui-ci se sente en
confiance et révèle des secrets qu’il aurait pu garder
cachés au plus profond de lui-même. Mme Bonnet décrit la
situation actuelle en France: les médecins se trouvent
dans une situation délicate lorsqu’ils doivent choisir
de signaler ou non les cas suspects d’abus sexuels
d’enfants. Soit ils signalent les cas suspects et
risquent des représailles juridiques, soit ils ne le
font pas et courent le risque d’être condamnés pour ne
pas avoir signalé un cas suspect. Seuls les médecins qui
sont fonctionnaires ont une obligation de signalement.
Mme Bonnet précise également que cette situation doit
être clarifiée et souligne la nécessité d’une
législation claire qui oblige les médecins à signaler
les cas suspects d’abus sexuels et qui soit assortie
d’une immunité disciplinaire, civile et pénale si le
signalement est fait de bonne foi.
Voir la vidéo