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27e Atelier international pour la mise en œuvre de la Convention

Cet atelier s’est tenu à un moment particulièrement important, alors que les paysages européens sont confrontés à des pressions sans précédent liées au changement climatique, à la perte de biodiversité et aux tensions croissantes sur les ressources naturelles, en particulier l’eau.

Ribeira Sacra s’est révélée être un lieu d’accueil particulièrement approprié. Ce territoire remarquable illustre nombre des défis abordés au cours des travaux : un paysage façonné par la relation entre les populations et l’eau, exposé aux pressions climatiques et nécessitant une action coordonnée aux niveaux local, régional, national et international.

La Convention du Conseil de l’Europe sur le paysage occupe une place singulière dans le cadre international des instruments relatifs à l’environnement et au patrimoine. À ce jour, elle demeure le seul traité international juridiquement contraignant entièrement consacré au paysage dans toutes ses dimensions — ordinaires comme remarquables — fondé sur les principes des droits humains et de la participation démocratique.

La Convention n’est pas simplement un instrument technique. Elle constitue un cadre de valeurs reliant les populations, les territoires, la démocratie et la qualité de vie. C’est pourquoi la Convention doit occuper une place plus importante dans les discussions internationales relatives au climat, à la biodiversité et au développement durable, y compris dans les processus environnementaux mondiaux.

L’atelier a mis en évidence l’importance croissante des paysages de l’eau ainsi que les possibilités de synergies et de coopération, notamment avec la Convention de Ramsar sur les zones humides. Les complémentarités entre ces instruments sont manifestes, et les échanges engagés à Ribeira Sacra devraient conduire à des formes concrètes de coopération.

Les discussions consacrées aux paysages de l’eau, à la résilience climatique, à la participation du public et à la coopération entre conventions internationales ont souligné la nécessité d’aboutir à des résultats tangibles, à des recommandations opérationnelles et à un renforcement des partenariats institutionnels.

Conclusions de l’atelier

Les participants on conclut l'atelier :

  • Rappelant l’importance de la Déclaration de Florence sur la Convention du Conseil de l’Europe sur le paysage (2025), adoptée l’année dernière, qui constitue une feuille de route pour renforcer l’engagement et la coopération en matière de paysage ;
  • Rappelant l’importance de la Stratégie du Conseil de l’Europe pour l’environnement (2025), notamment son Objectif 5, qui place le paysage au cœur de la gouvernance environnementale ;
  • Appelant le Comité directeur sur l’environnement (CDENV), chargé d’assurer la mise en œuvre effective de la Stratégie, à accorder toute l’attention nécessaire aux questions relatives au paysage ;
  • Soulignant que le paysage constitue un vecteur de coopération multidisciplinaire, réunissant les dimensions environnementales, culturelles, de l’aménagement du territoire et de l’éducation ;
  • Reconnaissant que les paysages de l’eau figurent parmi les territoires les plus vulnérables face à la triple crise planétaire, tout en représentant également des ressources essentielles pour la résilience et l’atténuation ;
  • Soulignant l’urgence d’approches intégrées reliant gestion des paysages, adaptation au changement climatique et gouvernance de l’eau, notamment au moyen de la coopération transfrontalière, de la participation démocratique et de la recherche interdisciplinaire ;
  • Encourageant les États Parties à placer les paysages de l’eau au centre de leurs politiques d’adaptation au changement climatique, conformément à la Déclaration de Florence et aux recommandations pertinentes du Comité des Ministres ;
  • Encourageant les États — membres ou non membres du Conseil de l’Europe — qui ne l’ont pas encore fait à devenir Parties à la Convention sur le paysage, conformément à la Déclaration de Florence ;
  • Soulignant le rôle essentiel des parlementaires ainsi que des autorités locales et régionales dans la promotion et la protection du paysage et dans la sensibilisation à son importance ;
  • Encourageant les partenariats visant à promouvoir la Convention sur le paysage, conformément à la Déclaration de Florence et à la Stratégie du Conseil de l’Europe pour l’environnement, tout en saluant en particulier le renforcement de la coopération avec la Convention de Ramsar et avec la société civile ;
  • Exprimant leur gratitude aux autorités espagnoles ainsi qu’à la Xunta de Galicia pour l’organisation et l’accueil de ce 27e Atelier, ainsi que pour leur généreuse hospitalité.

Ces conclusions adressent un signal important, qui continuera d’être porté à travers les différents canaux institutionnels et transmis aux organes et institutions compétents, notamment le CDENV, le Comité des Ministres, l’Assemblée parlementaire et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux.

La Convention sur le paysage repose sur une conviction simple mais fondamentale : le paysage est une responsabilité partagée, et sa qualité façonne directement la qualité de vie des populations.

Cette conviction est aujourd’hui plus pertinente que jamais. La crise climatique ne réduit pas l’importance du paysage — elle la renforce. Comme cela a été souligné tout au long de l’atelier, l’Europe se réchauffe plus rapidement que toute autre région du monde et porte, à ce titre, une responsabilité particulière dans la lutte contre le changement climatique ainsi que dans la promotion de paysages résilients, durables et inclusifs pour les générations futures.

Ribeira Sacra, Espagne 12-13 mai 2026
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