Un atelier organisé dans le cadre du Forum européen des Mécanismes Nationaux de Prévention (MNP) a réuni plus de 80 participants représentant des MNP européens, des experts en justice pénale, des acteurs politiques et d'autres parties prenantes afin de traiter la problématique persistante de la surpopulation carcérale. Les discussions ont également porté sur l’éthique et l'utilisation de l'intelligence artificielle dans les services pénitentiaires et de probation.
La surpopulation carcérale continue de poser de graves risques, notamment une augmentation du potentiel de mauvais traitements, une restriction de l'accès aux soins de santé et aux programmes de traitement, ainsi que des difficultés à respecter les normes internationales en matière de conditions humaines de détention.

L'atelier a abordé divers aspects liés aux causes et aux effets de la surpopulation.
Il est clairement ressorti des nombreuses discussions que la réforme des politiques pénales et le développement des alternatives à la détention doivent constituer une part essentielle des efforts visant à garantir des conditions de détention dignes et légales, en complément des initiatives visant à construire de nouvelles infrastructures et à améliorer les capacités de celles existantes.
L'atelier a souligné l'importance de la collaboration et du partage de connaissances pour protéger les droits humains, respecter les obligations découlant de la Convention européenne des droits de l'homme et améliorer l'exécution des décisions judiciaires relatives aux conditions de détention. Il a également mis en avant la nécessité de travailler en étroite collaboration avec les gouvernements, les législateurs et les acteurs de la justice pour trouver des solutions durables. Le renforcement du rôle des MNP reste crucial pour susciter des changements significatifs et durables dans ce domaine.

La phase actuelle du Forum européen des MNP est mise en œuvre dans le cadre du projet « Soutien au Conseil de l'Europe pour le réseau européen des organes de surveillance des prisons », cofinancé par la Direction générale de la justice et des consommateurs (DG Justice) de la Commission européenne et le Conseil de l'Europe, et mis en œuvre par ce dernier.


