Droits des enfants

Les enfants et les jeunes ont les mêmes droits que les adultes et doivent être reconnus comme des détenteurs de droits à part entière. De surcroît, les enfants doivent bénéficier de droits supplémentaires du fait de leurs besoins spéciaux et de leur vulnérabilité particulière à l’égard de l’exploitation et des abus. La Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant de 1989 est le traité international le plus largement ratifié, par tous les États membres des Nations Unies à l’exception d’un seul. Il énonce les droits spécifiques des enfants : droit à la vie, à la survie et au développement, droit à l’éducation, à des soins de santé de qualité, aux loisirs et au jeu, droit d’être protégé contre la violence et droit d’être entendu sur toute question intéressant l’enfant.

Les États se sont engagés à respecter, protéger et réaliser les droits de chaque enfant et à faire les efforts nécessaires pour veiller à ce que tous les enfants, et pas uniquement quelques privilégiés, aient un niveau de vie décent et puissent réaliser pleinement leur potentiel. Le Conseil de l’Europe a contribué de façon significative à la protection des enfants par le biais de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme et du Comité européen des droits sociaux, et au moyen de normes importantes relatives à l’adoption, à l’exploitation des enfants, à la justice des mineurs et aux enfants placés en institution.

Néanmoins, les violations des droits des enfants persistent sur le continent européen et de nombreux enfants, particulièrement ceux qui sont issus de milieux et de communautés défavorisés, se retrouvent sans protection contre l’exploitation et les abus. Le niveau de pauvreté des enfants est en hausse constante et il y a de plus en plus d’enfants et de jeunes sans-abri.

La protection des droits de l’enfant est une priorité pour la Commissaire aux droits de l’homme. Elle visite régulièrement des foyers d’accueil, des établissements scolaires, des structures où les enfants sont privés de liberté, des lieux où les enfants vivent dans des conditions précaires et des centres où des organisations proposent des services aux enfants. Dans le cadre de son mandat, la Commissaire adresse aux autorités nationales des recommandations sur la manière dont elles pourraient améliorer leur action en faveur des droits des enfants.

La Commissaire a choisi d’accorder une attention particulière à trois aspects préoccupants : 1) la situation des droits des enfants migrants, notamment des migrants mineurs non accompagnés ; 2) le droit des enfants d’être entendus et de voir leur opinion dûment prise en compte sur toutes les questions les concernant ; et 3) l’augmentation des niveaux de pauvreté et d’exclusion sociale des enfants.

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