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Les États membres doivent donner un nouvel élan aux droits de l'enfant

Déclaration
Strasbourg 19/11/2020
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Les États membres doivent donner un nouvel élan aux droits de l'enfant

« La pandémie de COVID-19 a renforcé et amplifié les inégalités qui affectent la capacité des enfants à jouir de leurs droits, notamment sur les plans de la santé, de l’éducation et des conditions de vie. Il existe un réel risque que la COVID‑19 ait des effets négatifs à long terme sur les enfants et sur le respect de leurs droits », a déclaré aujourd’hui la Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l'Europe, à la veille du 31e anniversaire de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant (CIDE).

« C’est une période très compliquée pour les enfants. Alors que les gouvernements élaborent et appliquent des mesures visant à atténuer les effets de la COVID-19 sur la vie des populations, il est crucial qu’ils placent l’intérêt supérieur de l’enfant au cœur de leur action.

À cette fin, ils devraient s’inspirer des droits énoncés dans la CIDE, en les traduisant en objectifs concrets pour les autorités nationales et locales et en développant des lignes d’action spécifiques pour veiller à ce que les enfants puissent s’épanouir pleinement.

Les États doivent intensifier leurs efforts pour protéger les enfants contre la violence, la pauvreté et la négligence – a fortiori en période de crise – et adapter leurs services de protection de l’enfance à la situation sanitaire actuelle. Il est également crucial que les pouvoirs publics adoptent des mesures efficaces pour permettre aux enfants d’exercer pleinement leur droit à l’éducation et aux soins de santé, leur droit d’accéder à des informations fiables qu’ils puissent comprendre, ainsi que leur droit de participer et d’être entendu. Parallèlement, il convient de ne pas oublier que les enfants ont aussi le droit de jouer, d’avoir des loisirs et des activités culturelles – un droit durement éprouvé par le confinement – et de bénéficier d’un soutien psychologique adéquat en cas de besoin.

J’appelle les États membres à renforcer leur coopération avec les instances internationales, les médiateurs et défenseurs des enfants et les organisations de jeunesse. Dans la situation actuelle, il est particulièrement important de donner effet au droit de l’enfant d’être entendu et de participer aux processus et décisions qui le concernent. En associant les enfants à ces processus, les États satisferont l’un des droits consacrés par la CIDE et donneront en outre les moyens aux enfants d’être partie prenante à la solution et de s’investir dans les nombreux défis à venir.

Je tiens à exprimer ma solidarité avec les enfants et les familles qui, malgré les difficultés économiques et les incertitudes concernant l’avenir, font des sacrifices pour aller à l’école ou suivre des cours en ligne. Je salue également le travail des innombrables enseignants qui jouent un rôle fondamental pour assurer l’éducation des enfants, malgré les risques sanitaires ou les difficultés de l’enseignement à distance.

La CIDE est un atout majeur dans les moments difficiles et constitue une précieuse ressource que les États ne devraient pas négliger. À la veille de son 31e anniversaire, les États devraient renouveler leur engagement en faveur de ce texte essentiel et faire en sorte que les enfants, aujourd’hui comme demain, continuent de bénéficier de la protection qu’elle leur accorde ».