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Justice pour les victimes des attaques de missiles contre la population civile de l'Ukraine

Déclaration
Strasbourg 10/10/2022
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Quelques instants après les attaques de missiles contre la population civile ukrainienne le 10 octobre 2022. Crédit : REUTERS/Oleksandr Klymenko (en haut à gauche), REUTERS/Gleb Garanich (en haut à droite), REUTERS/Valentyn Ogirenko (en bas à gauche), REUTERS/Gleb Garanich (en bas à droite)

Quelques instants après les attaques de missiles contre la population civile ukrainienne le 10 octobre 2022. Crédit : REUTERS/Oleksandr Klymenko (en haut à gauche), REUTERS/Gleb Garanich (en haut à droite), REUTERS/Valentyn Ogirenko (en bas à gauche), REUTERS/Gleb Garanich (en bas à droite)

La pluie mortelle de missiles et de roquettes qui s’est abattue sur Kiev, Zaporizhzhia, Dnipro et des dizaines d'autres villes d'Ukraine ce matin et hier est un rappel brutal du mépris total du régime russe pour la souffrance humaine dans la poursuite de son agression contre l'Ukraine. De nombreuses vies ont été perdues et de nombreuses personnes ont été blessées, comme l’illustrent les images d'aujourd'hui montrant des civils, y compris des femmes, des enfants et des personnes âgées, couverts de sang. Certaines des attaques qui visaient des zones résidentielles et des centres-villes semblent s'être produites tôt le matin ou à l'heure de pointe, frappant des civils chez eux ou pendant leur trajet quotidien. Dans d'autres endroits, les bombardements russes auraient visé les infrastructures électriques dans le but de couper l'approvisionnement en électricité des résidents.

Depuis de nombreux mois, les attaques intrinsèquement indiscriminées contre des zones urbaines densément peuplées, telles que celles menées aujourd'hui, constituent la sinistre réalité de la guerre menée par la Russie en Ukraine. Ces attaques ont régulièrement frappé des infrastructures civiles, notamment des quartiers résidentiels, des immeubles d'habitation, des hôpitaux, des écoles, des parcs et des terrains de jeux pour enfants, tuant ou blessant des milliers de personnes. Leur caractère généralisé, ainsi que l'absence apparente de mesures de précaution, suggère fortement qu'elles peuvent être qualifiées de crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité, comme je l'ai observé dans mon mémorandum sur les conséquences de la guerre en Ukraine sur les droits humains, publié en juillet.

Cette énorme souffrance humaine doit cesser. Alors que les dirigeants russes menacent aujourd'hui impudemment l'Ukraine de nouvelles frappes, mes pensées vont à toutes les victimes touchées par cette violence aveugle et impitoyable. Je réitère mon appel pour que tous les responsables de graves violations des droits humains soient tenus de rendre des comptes dans les plus brefs délais.