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La Commissaire appelle l’Italie à suspendre ses activités de coopération avec les garde-côtes libyens et à intégrer des mesures de protection des droits de l'homme dans la future coopération relative aux migrations

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Strasbourg 21/02/2020
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La Commissaire appelle l’Italie à suspendre ses activités de coopération avec les garde-côtes libyens et à intégrer des mesures de protection des droits de l'homme dans la future coopération relative aux migrations

Dans une lettre adressée au ministre des Affaires étrangères de l’Italie, Luigi Di Maio, rendue publique aujourd’hui, la Commissaire appelle le Gouvernement italien à intégrer des garanties en matière de droits de l'homme dans le mémorandum d’entente entre l’Italie et la Libye.

Tout en prenant note des discussions en cours qui visent à améliorer le respect des droits de l'homme dans l’avenir, la Commissaire appelle l’Italie à tenir compte de la réalité qui prévaut actuellement sur le terrain en Libye et à suspendre ses activités de coopération avec les garde-côtes libyens qui entraînent le renvoi en Libye des personnes interceptées en mer.

Dans ce contexte, la Commissaire attire l’attention du gouvernement sur les principales garanties dont doit être assortie toute coopération avec des pays tiers dans le domaine migratoire pour que les droits de l'homme soient effectivement respectés. Rappelant sa recommandation intitulée « Sauver des vies. Protéger les droits. Combler le manque de protection des réfugiés et des migrants en Méditerranée » (recommandation en Italien),

elle souligne la nécessité d’évaluer les risques d’atteinte aux droits des migrants et des demandeurs d'asile que présente toute activité de coopération relative aux migrations, de concevoir des stratégies d’atténuation de ces risques, de mettre en place des mécanismes de suivi indépendants et d’établir un système de recours effectif.

Dans sa lettre, la Commissaire indique aussi qu’elle continuera à appeler les États membres du Conseil de l'Europe à se montrer plus solidaires avec les pays qui, comme l’Italie, sont en première ligne face aux mouvements migratoires dirigés vers l’Europe, et à mieux coopérer pour préserver la vie et protéger les droits de l'homme des personnes en mer, y compris en prenant leur part de responsabilité pour assurer des moyens de sauvetage suffisants et un débarquement rapide des personnes secourues.