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La Commissaire s’inquiète de l’ingérence disproportionnée dans le droit à la liberté de réunion pacifique en Azerbaïdjan

Lettre
Strasbourg 03/03/2020
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La police arrête un manifestant et l'éloigne des lieux de la manifestation du 16 février 2020 devant la commission électorale centrale. Photo: Turan.

La police arrête un manifestant et l'éloigne des lieux de la manifestation du 16 février 2020 devant la commission électorale centrale. Photo: Turan.

La Commissaire Mijatović a publié aujourd’hui une lettre qu’elle a adressée au ministre de l’Intérieur de l’Azerbaïdjan, M. Vilayat Eyvazov, dans laquelle elle s’inquiète de la dispersion des manifestants lors des manifestations qui ont récemment eu lieu à Bakou et des restrictions imposées à la liberté de réunion à cette occasion.

La Commissaire fait part de sa préoccupation plus particulièrement au sujet de l’interdiction de toute forme de manifestations pacifiques au centre de Bakou, du recours excessif à la force contre les manifestants lors de la dispersion par les agents des forces de l’ordre des manifestations qui ont tout de même lieu, des arrestations et condamnations à des amendes et détentions administratives des manifestants, ainsi que des allégations de mauvais traitements infligés par les forces de l’ordre aux journalistes qui assurent la couverture des manifestations.

La Commissaire fait remarquer que les autorités continuent d’interpréter la législation azerbaïdjanaise relative aux réunions comme si elle imposait le dépôt d’une demande d’autorisation préalable pour la tenue de ces rassemblements. Elle souligne également que les manifestants pacifiques ne devraient pas être sanctionnés pour leur seule présence et leur seule participation active aux manifestations et appelle les autorités à enquêter de manière effective sur les nombreux cas de violences physiques qui auraient été subies par des manifestants pacifiques et des journalistes par suite du recours à la force par la police.

Elle conclut en demandant des précisions sur les mesures prises pour vérifier la légalité des arrestations et pour enquêter sur les allégations de mauvais traitements physiques et autres formes de violence subis par les participants aux manifestations.