C'est à nouveau la saison du haïku ! La section japonaise de l'Amicale lance son troisième concours de haïku. Cette année, nous célébrons les 30 ans du statut d'observateur du Japon auprès du Conseil de l'Europe. Et bien sûr, nous marquons le 11 février comme la fête nationale du Japon – le Jour de la fondation nationale (建国記念の日, Kenkoku Kinen no Hi). Et comme le printemps approche à grands pas, nous avons choisi le thème suivant pour le concours de cette année : Sakura, la floraison printanière des cerisiers. Votre défi consiste donc à intégrer ce thème, soit littéralement, soit figurativement ou métaphoriquement, dans vos trois vers.
Ce concours annuel bénéficie du soutien actif du Consulat général du Japon et de la section Poésie de l'Amicale.
Il faut être membre de l'Amicale pour participer et donc tous les membres de l'Amicale sont invités à envoyer leurs haïkus en anglais ou en français à
[email protected] et [email protected]
Vous pouvez envoyer autant de haïkus que vous le souhaitez, mais une seule participation officielle au concours est autorisée. Veuillez donc nous indiquer quel haïku vous souhaitez présenter. Les autres seront publiés dans la section « hors concours ».
La date limite de soumission est fixée au mardi 31 mars et un jury composé du président de l'Amicale, Denis Huber, du vice-consul Miku Aoki du consulat général du Japon à Strasbourg et de l'expert en haïku « Manda » désignera le gagnant.
Si vous avez besoin d'inspiration, pourquoi ne pas passer au bureau de l'Amicale pour récupérer votre exemplaire papier du livre de haïkus 2025, spécialement illustré par Manda, professeur de peinture japonaise au Conseil de l'Europe, et ses élèves.
Voici un petit rappel sur la façon d'écrire un haïku...
Un haïku traditionnel a une structure spécifique : le poème est composé de trois vers, qui respectent un nombre de syllabes de 5-7-5 (le premier vers a donc 5 syllabes, le deuxième 7 syllabes et le troisième 5 syllabes).
Et si vous souhaitez respecter encore davantage les traditions, un haïku contient certains éléments :
Un kigo (référence saisonnière)
Les haïkus comprennent souvent un kigo, qui est un mot ou une expression faisant référence à la saison. Cela permet d'ancrer le poème dans une période spécifique de l'année. Par exemple, « fleurs de cerisier » (printemps) ou « feuilles qui tombent » (automne).
Un kireji (mot coupant)
Un kireji fournit un point de rupture dans le haïku, ajoutant une pause ou une ponctuation qui sépare des idées ou des images contrastées. En anglais ou en français, cela peut être réalisé à l'aide de ponctuation telle qu'un tiret ou deux points.
Exemple :
Un vieil étang silencieux —
Une grenouille saute dans l'étang,
Plouf ! Le silence revient.
Nature et simplicité
Les haïkus se concentrent traditionnellement sur la nature et la simplicité d'un moment. Ils capturent l'essence d'une scène ou d'un sentiment en quelques mots seulement.
Exemple :
Une traversée en mer —
Alors que les vagues déferlent sur la proue,
La mer m'accueille.
À vous de jouer ! Prenez un stylo et plongez-vous dans la beauté de l'écriture haïku. Profitez du processus qui consiste à capturer des moments fugaces et le monde qui vous entoure en seulement trois lignes. Bonne écriture !
