Un échange de haut niveau consacré aux stratégies anticorruption des Institutions supérieures de contrôle (ISC) a réuni le 22 mai, des représentants de haut rang de la Cour des comptes tunisienne, des délégués d’ISC du monde entier ainsi que le Conseil de l’Europe, afin de discuter des approches nationales de renforcement de l’intégrité et d’alimenter l’élaboration de la future stratégie anticorruption de la Cour tunisienne.
La session, modérée par une juge de la Cour des comptes tunisienne, a présenté plusieurs exposés mettant en lumière des approches clés pour lutter contre la corruption. Le dialogue entre représentants internationaux des ISC et leurs homologues tunisiens a souligné l’importance stratégique de l’intégrité, pilier central des ISC.
Au cours de la réunion, des participants issus de plus de 35 juridictions ont partagé une diversité de perspectives sur le renforcement des efforts anticorruption au sein des Institutions supérieures de contrôle. Les contributions des représentants africains et latino‑américains ont apporté des éclairages pratiques sur la manière dont différents mandats, modèles d’audit et dispositifs institutionnels peuvent renforcer le rôle des ISC dans la promotion de l’intégrité. Les présentations ont également mis en avant des approches nationales en matière d’intégrité publique et de prévention de la corruption, illustrant la variété des stratégies mises en œuvre dans les différentes régions ainsi que les conditions favorisant leur réussite.
Les discussions qui ont suivi ont insisté sur des stratégies concrètes, notamment la nécessité pour la Cour des comptes de développer des plans internes d’intégrité, l’importance d’établir une base de référence pour mesurer les progrès, ainsi que la valeur d’un écosystème anticorruption large et cohérent — en particulier dans les contextes où les institutions de contrôle partagent le mandat anticorruption avec d’autres entités.
Cette activité s’est tenue en parallèle de la réunion du Comité des normes professionnelles (FIPP) de l’INTOSAI (International Organization of Supreme Audit Institutions), organisée à Tunis du 19 au 22 mai et soutenue par le projet AGELA. Le rassemblement a réuni environ 25 membres du FIPP engagés dans l’élaboration des normes internationales d’audit.
Cet échange de haut niveau a constitué une étape importante pour le projet AGELA, puisqu’il a permis de concrétiser une activité conjointe avec la Cour des comptes tunisienne, acteur central du paysage anticorruption en Tunisie et bénéficiaire clé du projet. Dans la continuité de cet engagement, le projet AGELA poursuivra son appui à la Cour pour l’aider à remplir son mandat et à renforcer son impact en faveur d’une intégrité accrue.
Cette activité a été organisée dans le cadre du projet conjoint Union européenne–Conseil de l’Europe « Améliorer la gouvernance économique pour la lutte contre la corruption en Tunisie » (AGELA), cofinancé par les deux organisations et mis en œuvre par le Conseil de l’Europe.


