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Conference of Ministers responsible for Media and Information Society "Artificial intelligence - Intelligent politics: Challenges and opportunities for media and democracy"

10 June 2021
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As delivered

 

 

Ministers,

 

Distinguished guests,

 

Ladies and gentlemen,

 

Article 10 of the European Convention on Human Rights outlines the right to freedom of expression.

 

This must be upheld in every aspect of life on our continent.

 

But to achieve that we need a free and diverse media:

 

One in which journalists are free to report the facts, stimulate debate, and hold the powerful to account.

 

In today’s Europe, however, media freedom and the rights to privacy and data protection are under unprecedented pressure.

 

A rapid shift from traditional media to social media has been underpinned by the rise of digital technologies.

 

And this has created a global, interactive environment.

 

But, ironically, it has also concentrated power in the hands of ever fewer corporations, diminishing the range of voices and views that are so important for public debate.

 

Powerful search engines and social media platforms have become major players in the media industry, with a huge influence over the dissemination of news and information.

 

And algorithms, which often lack transparency, are used to profile individuals and send them personalised content and advertising, based on their user history.

 

The result is that viral news is prioritised over accurate information, people are exposed to fewer perspectives, and the rising tide of advertising spend benefits online platforms - not the content -creating outlets that often struggle to stay afloat.

 

These traditional media are locked in a battle for survival, losing money to digital platforms, while professional fact-checking is being abandoned in the pursuit of speed and a competitive edge.

 

Meanwhile, online sources lack accountability structures and need not adhere to standards of professional ethics at all.

 

They are more likely to publish unverified and fabricated content.

 

Their websites and social media provide the means to spread disinformation and hate speech, which may be illegal.

 

And the simple reality is that many people lack the skills to navigate this new media environment and tell what’s true from what’s false.

 

*****

 

L’émergence de ces nouveaux défis ne doit cependant pas nous masquer les problèmes plus anciens mais toujours d’actualité.

 

Les agressions violentes contre les journalistes ;

 

l’érosion de la viabilité financière de leur activité ;

 

le renforcement des restrictions juridiques qui font obstacle à leur travail légitime :

 

Tous ces problèmes se sont aggravés ces dernières années, et encore plus avec la
COVID-19.

 

En 2020, le secteur des médias a été durement touché.

 

Beaucoup de journalistes ont perdu leur travail ; une vague de censure s’est abattue sur les médias ; et des cas de représailles contre des journalistes mettant en cause les politiques des gouvernements ont été signalés.

 

Voilà qui illustre le recul démocratique identifié dans mon rapport annuel publié récemment : Un renouveau démocratique pour l’Europe.

 

Ce sont là des tendances inquiétantes, que la pandémie a aggravées. Elles peuvent cependant être inversées, s’il y a une réelle volonté politique pour cela.

 

Le Comité des Ministres a donc eu raison de convoquer cette conférence.

 

Elle vient à point nommé.

 

Je félicite toutes celles et tous ceux qui ont travaillé à démêler l’écheveau des problèmes complexes auxquels sont confrontés les médias et l’information, et qui ont préparé la déclaration et les quatre résolutions claires que vous serez invités à adopter demain.

 

Ces textes indiquent de quelles manières les États membres et le Conseil de l’Europe peuvent jouer leur rôle - et ils énoncent des mesures à prendre au niveau national et international.

 

En effet, seule une action commune nous permettra de parvenir à des solutions multilatérales efficaces aux problèmes transnationaux qui menacent nos droits fondamentaux.

 

Pour ce qui est du Conseil de l’Europe, nous prenons note de l’action constante attendue du Comité des Ministres et de l’organisation tout entière. Nous avons bien l’intention d’aller de l’avant.

 

La crise sanitaire en cours nous a brutalement rappelé que nous avons besoin d’informations fiables et, pour cela, d’une presse libre et vivante.

 

Pour nos démocraties, il est une tragédie que les médias inspirent de moins en moins confiance.

 

Ensemble, nous pouvons y remédier.

 

Je vous souhaite à tous une conférence fructueuse et une ardeur renouvelée à la tâche.