Dans le cadre de la réforme du système pénal au Maroc et suite à l’adoption de la loi 43.22 sur les peines alternatives, le Conseil de l’Europe a organisé un séminaire sur les bonnes pratiques en matière de mise en place des peines alternatives. Ce séminaire a eu lieu le 20 février 2025 au siège de la Délégation Générale à l’Administration Pénitentiaire et à la Réinsertion (DGAPR ) sis à Rabat. Cet événement s’inscrit dans le cadre du programme « MA-JUST » 2024-2027, cofinancé par l'Union Européenne et le Conseil de l’Europe, et mis en œuvre par ce dernier.
L’objectif principal de ce séminaire était de promouvoir les solutions alternatives à l'incarcération, en particulier la surveillance électronique et les travaux d'intérêt général, afin d’améliorer la réinsertion sociale des personnes condamnées tout en contribuant à la réduction de la surpopulation carcérale au Maroc.
Cet échange a réuni des experts internationaux de France, Belgique, Espagne et Portugal qui ont partagé les expériences et les meilleures pratiques de leurs pays respectifs dans la mise en place de ces alternatives et cela avec les cadres de la DGAPR. Les interventions ont porté sur les défis, les avantages et les perspectives de ces dispositifs tout en tenant compte des spécificités du contexte marocain.
Ce séminaire représente une étape clé dans le processus de modernisation de la justice pénale au Maroc, avec une attention particulière portée à la réinsertion des détenus et à la préservation de leur dignité. Il s'inscrit également dans la volonté du pays de respecter les normes internationales en matière de droits de l'homme et de promouvoir une justice plus équitable.


