La coopération efficace était au cœur de l’événement conjoint organisé à Berlin le 16 juin, qui a réuni plus de 100 représentants du Réseau des coordonnateurs nationaux de l’exécution (ExCN) et des Institutions nationales des droits de l’homme (INDH) de toute l’Europe. Coorganisé par l’ExCN du Conseil de l’Europe, le ministère fédéral allemand de la Justice et de la Protection des consommateurs et l’ENNHRI, cet événement était consacré à la coopération entre les différents acteurs afin de favoriser une meilleure exécution des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).
Cet événement, organisé dans le cadre du projet financé par le Fonds fiduciaire pour les droits de l’homme (HRTF), intitulé « Soutien au renforcement des capacités nationales pour l’exécution effective des arrêts de la CEDH (Phase 2) », a constitué une plateforme précieuse pour partager les expériences et les approches pratiques visant à renforcer la coopération et à améliorer la protection des droits de l’homme.
Les intervenants lors de la séance d’ouverture ont souligné l’importance du travail collectif et de la diversité des points de vue. Dr Stefanie Hubig, ministre allemande de la Justice et de la Protection des consommateurs, a rappelé : « Des droits humains qui ne s’appliquent que de manière intermittente ne sont pas des droits humains… Leur mise en œuvre dépend également des réseaux, de l’expertise et d’un regard extérieur. » Lilja Gretarsdottir, cheffe de la coopération en matière de droits de l’homme et de justice au Conseil de l’Europe, a souligné la nécessité d’un effort collectif : « L’efficacité de la Convention européenne des droits de l’homme est une entreprise collective. Elle nécessite une diversité d’acteurs, un engagement commun, différents types d’expertise, le dialogue et, surtout, la volonté de travailler au-delà des frontières institutionnelles. » Enfin, Prof. Beate Rudolf, directrice de l’Institut allemand des droits de l’homme et membre du conseil d’administration de l’ENNHRI, a déclaré : « La réussite de l’exécution dépend d’un écosystème plus large, qui comprend notamment les INDH et les coordonnateurs de l’exécution. »
En unissant leurs forces, les membres de l’ExCN et les INDH ont souhaité favoriser les échanges ouverts, l’apprentissage entre pairs et la recherche de solutions pratiques afin de renforcer le rôle de ces deux catégories d’acteurs en tant que contributeurs essentiels à l’exécution effective des arrêts de la CEDH.









