Retour L’organe anti-corruption du Conseil de l’Europe demande à la Suisse de développer les règles déontologiques applicables aux parlementaires, aux juges et aux procureurs de la Confédération

L’organe anti-corruption du Conseil de l’Europe demande à la Suisse de développer les règles déontologiques applicables aux parlementaires, aux juges et aux procureurs de la Confédération

Dans son rapport publié aujourd'hui, l’organe anti-corruption du Conseil de l'Europe (GRECO) met en relief les spécificités du fonctionnement des institutions de la Suisse, qui jouissent d’une large confiance du public. Il souligne cependant que l’organisation même du système permet l’exercice de pressions subtiles sur les acteurs politiques et judiciaires.

Le GRECO estime plus particulièrement qu’il est nécessaire de renforcer la sensibilisation des parlementaires aux questions de déontologie et de conflits d’intérêts. A cette fin, il  recommande l’adoption d’un code, l’annonce publique des conflits d’intérêts des députés dans le cadre des procédures parlementaires et l’élargissement du système de déclaration des liens d’intérêts. Ces mesures doivent s’accompagner d’un renforcement du contrôle du respect par les députés de leurs obligations.

Tout en reconnaissant la légitimité du principe de l’élection des juges des tribunaux de la Confédération par l’Assemblée fédérale, le GRECO appelle à une meilleure prise en compte de la qualité et de l’objectivité du recrutement de ces juges. Il souligne également l’importance de briser les liens avec les forces politiques après leur élection, notamment en supprimant la pratique consistant pour les juges à reverser une partie de leur traitement à « leur » parti. Les règles déontologiques relatives aux juges doivent également être développées et un système disciplinaire transparent mis en place.

Le Ministère public de la Confédération, qui jouit d’une large indépendance, doit lui aussi développer les règles déontologiques applicables à ses membres et assurer une plus grande transparence en matière disciplinaire.

La mise en œuvre des 12 recommandations adressées à la Suisse sera évaluée par le GRECO au cours du second semestre 2018 à travers sa procédure de conformité.

* traductions non officielles, telles que fournies par les autorités suisses

Strasbourg 15/03/2017
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Depuis l’Antiquité, la corruption est l’un des maux de société les plus répandus et les plus insidieux. Lorsqu’elle implique des agents publics et des représentants élus, elle nuit à l’administration des affaires publiques. Depuis la fin du XIXe siècle, elle est également perçue comme une menace majeure pour le secteur privé, car elle sape la confiance nécessaire au maintien et au développement des relations sociales et économiques. Selon les estimations, le montant des transactions liées à la corruption serait de l’ordre de centaines de milliards d’euros chaque année. (suite...)

Le mot du Président du GRECO

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Il a été porté à notre attention que le nom du GRECO est utilisé à des fins frauduleuses. Ces escroqueries peuvent sembler utiliser du papier à en-tête portant le logo du GRECO, ou contenir les signatures de hauts fonctionnaires du GRECO, réels ou fictifs, dans le but de donner l'apparence d'une correspondance légitime du GRECO.  Elles peuvent parfois inclure des adresses de sites web légitimes pour donner un vernis de crédibilité à l'escroquerie.

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Le GRECO, l'organe anti-corruption du Conseil de l'Europe, surveille la manière dont ses pays membres mettent en œuvre les conventions et autres instruments du Conseil de l'Europe au niveau national.Le GRECO ne contacte pas directement les membres du public par courriel, téléphone, Whatsapp ou tout autre moyen au sujet de transactions financières spécifiques ou d'informations personnelles.

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