Fondé sur une enquête à grande échelle auprès de plus de 5.000 étudiants de l’enseignement supérieur dans 40 pays, ce rapport met en évidence la manière dont les étudiants comprennent, vivent et réagissent aux pratiques frauduleuses dans l’éducation. Il explore six dimensions essentielles : la connaissance, l’expérience, la protection, la prévention, la technologie et la communauté.
Les résultats montrent que, si le plagiat est la forme de fraude la plus connue et la plus fréquemment rencontrée, les étudiants restent peu sensibilisés à d’autres formes telles que les usines à diplômes, les usines à essais, les usines d’accréditation ou les usines à visas. Beaucoup expriment une incertitude quant aux instances auxquelles s’adresser en cas de fraude et soulignent un manque de protection au sein de leur communauté académique.
L’étude révèle également des attitudes ambivalentes face aux nouvelles technologies, y compris l’intelligence artificielle : elles sont perçues à la fois comme des vecteurs possibles de fraude et comme des outils de prévention. Les répondants identifient clairement les universités, les enseignants et les étudiants eux-mêmes comme acteurs clés de la sauvegarde de l’intégrité académique.
En donnant la parole aux étudiants, cette publication soutient l’élaboration de politiques inclusives et participatives et contribue à la mise en œuvre de la Stratégie pour l’éducation 2024-2030 du Conseil de l’Europe « L’apprenant d’abord ». Elle s’appuie également sur la Recommandation CM/Rec(2022)18 du Comité des Ministres aux États membres sur la lutte contre la fraude dans l’éducation.
Le rapport a été préparé par le Service de l’Éducation du Conseil de l’Europe en collaboration avec le Centre d’Information sur la Mobilité et l’Équivalence Académique (CIMEA, Italie) et présenté lors de la 8e réunion plénière d’ETINED à Rome.
La publication est disponible en ligne (en anglais)


