Enseignement supérieur et recherche


Apprendre et enseigner dans la société de communication

En 2001, le Comité de l’Education et le Comité de l’Enseignement supérieur et de la Recherche lançaient un nouveau projet, intitulé « Apprendre et enseigner dans la société de communication ».

Une éducation fondée sur les technologies de l’information et de la communication est l’un des principaux défis auxquels seront confrontées les futures politiques de l’éducation. Cela s’inscrit dans un contexte global d’évolution, d’innovation et de mutation profonde que la société renvoie au système éducatif.

En conséquence, la meilleure manière de traiter certains aspects du développement des nouvelles technologies de la communication consistera à les intégrer au processus général de réforme (à la fois du contenu et de l’organisation) que les systèmes éducatifs devront entreprendre dans les prochaines années afin de répondre aux nouveaux défis, très nombreux – comme le soulignaient les ministres européens de l’Education réunis à Cracovie.
Sur ces bases, la stratégie générale du Projet en question s’est faite à partir des principes suivants :

  • elle s’adresse à l’ensemble du système éducatif, c’est-à-dire aussi bien primaire, que secondaire et supérieur, y compris le processus d’apprentissage tout au long de la vie et l’enseignement non formel ;
  • la question du développement des nouvelles technologies de l’information est le fil directeur à tous les niveaux, en restant toujours liée aux autres évolutions en cours ;
  • toutes les implications des changements évoqués plus haut devraient conduire tout particulièrement – mais non pas exclusivement – au développement de la profession enseignante et de la formation fondamentale et supérieure des maîtres, sans jamais s’éloigner des préoccupations des apprenants.

Les fondements politiques de ce nouveau projet sont essentiellement les suivants :

  • La Déclaration du Comité des Ministres sur une politique européenne des nouvelles technologies de l’information, adoptée à Budapest, lors de la 114ème Session du Comité des Ministres, dans le cadre de la réunion du 7 mai 1999 et à l’occasion du 50ème anniversaire du Conseil de l’Europe. Les recommandations contenues dans cette déclaration sont consacrées en grande partie à la maîtrise, par chacun, des nouvelles technologies, notamment grâce à une information et une formation adéquates.
  • Lors de la 20ème session de leur conférence permanente, à Cracovie (en Pologne), du 15 au 17 octobre 2000, les ministres européens de l’Education ont clairement souligné l’importance qu’ils attachaient à la question de l’intégration des nouvelles technologies de l’information, en mettant également en lumière à la fois leur potentiel et leurs dangers pour le système éducatif dans son ensemble. Les ministres ont également déclaré, tout aussi clairement, que l’introduction des nouvelles technologies devait se faire dans le contexte plus général des différents défis auxquels sont confrontées les politiques de l’éducation.
  • La résolution sur le programme d’activités pour la période 2001-2003, adoptée par les ministres européens de l’Education, recommandait que le Comité de l’Education mette en œuvre – en liaison avec le Comité de l’Enseignement supérieur et de la Recherche – ce nouveau projet, intitulé « Apprendre et enseigner dans la société de communication », et qui vise à élaborer, à l’intention des politiques de l’éducation, des propositions et des lignes directrices susceptibles de répondre aux nouvelles exigences engendrées par la mutation profonde des sociétés européennes, en tenant compte de l’impact des nouvelles technologies. Dans ce contexte, il conviendra d’accorder une attention toute particulière aux questions de politique et de stratégie générales, à la formation initiale et en cours d’emploi du personnel éducatif, aux résultats des projets relatifs à la citoyenneté démocratique et à l’enseignement de l’histoire, et, enfin, au problème de l’utilisation critique du réseau Internet.

En 2003, la Conférence permanente des ministres européens de l’Education devait adopter une résolution sur l’Intégration des Technologies de l’Information et de la Communication (dites « TIC ») aux systèmes éducatifs européens.