Enseignement supérieur et recherche

Le Bilan 2007 du processus de Bologne

Le Bilan 2007 du processus de Bologne a été réalisé par un groupe de travail comprenant des représentants de 9 pays membres, des représentants de l’EUA, d’EURYDICE, du Secrétariat de Bologne (pris en charge par le Royaume Uni) ainsi que d’un expert invité. Le groupe était présidé par le Professeur Andrejs Rauhvagers (Lettonie), qui, en plus de représenter son pays au sein du groupe de suivi du Processus de Bologne, est membre du Bureau CDESR et président du Comité de la Convention de Reconnaissance de Lisbonne.

Afin de rendre compte des progrès réalisés dans l’implémentation du Processus de Bologne dans les 48 systèmes d’éducation supérieurs des 46 pays participant entre 2005 et 2007, les résultats d’une enquête quantitative à 12 indicateurs ont été complémentés par une analyse qualitative des rapports nationaux de l’année 2007, ainsi que des plans d’actions nationaux pour l’amélioration de la reconnaissance des qualifications.

Système de Qualifications. Dans 50 % des pays membres, une grande partie des étudiants (dans 11 pays, il s’agit même de 60 % des étudiants) est déjà engagée dans des systèmes de trois cycles d’étude. Ce pourcentage augmentera compte tenu du fait que de plus en plus de pays ont commencé à enrôler leurs étudiants dans des système de trois cycles. Il y a moins d’obstacles légaux à l’accès au cycle suivant, même si quelques problèmes subsistent en pratique. Il est possible d’observer l’expansion des programmes de doctorat structurés. En effet, une part croissante des pays a introduit les points crédits pour le troisième cycle.

Assurer l’employabilité des diplômés est considéré comme une priorité, mais les pays semblent ne pas disposer d’informations pertinentes et systématisées à ce sujet. La majeure partie des entrées sur le marché du travail se fait à la fin du premier cycle, parmi les étudiants des filières professionnelles et dans les pays ayant une longue tradition de formation cyclique. Néanmoins, dans d’autres pays les détenteurs d’une nouvelel qualification du premier cycle rencontrent des problèmes d’embauche.

Presque tous les pays ont commencé à implémenter des cadres nationaux de qualifications. Ce projet se trouve dans une phase initiale étant donné que le concept de cadres nationaux de qualification était nouveau pour tous. Les progrès dans l’implémentation des cadres nationaux dépendront de l’implémentation d’autres réformes liées aux concepts de ‘résultats de l’apprentissage’: L’implémentation d’un système de crédits européen, la culture interne de qualité des établissemetns d’enseignemtn supérieur et la reconnaissance d’études antérieures.

Il est possible de noter des progrès importants dans la mise en place d’un système d’évaluation externe, y compris en ce qui concerne la participation des étudiants. Tous les pays ont entamé l’implémentation des Standards Européens de l’Assurance Qualité mais d’avantages d’efforts sont requis dans l’implémentation d’un système d’évaluation interne, c'est-à-dire au niveau de l’institution d’éducation supérieur.

Plus de la moitié des pays ont complété l’implémentation du Supplément au diplôme. Aujourd’hui, les points de crédits ECTS fonctionnent comme crédits de transfert et d’accumulation même si la conversion des résultats de l’apprentissage en crédits est une tâche difficile méritant des recherches et des discussions approfondies.

Les pays ont adopté des lois pour l’implémentation de la Convention de Reconnaissance de Lisbonne. Cependant, il est possible de constater une grande variété dans la façon d’aborder la question de la reconnaissance des qualifications. Il est absolument nécessaire d’investir d’avantage d’efforts pour assurer la cohérence des procédures de reconnaissance à travers l’Europe.

Les diplômes conjoints. Beaucoup de pays ont changé leurs cadres légaux afin de permettre l’introduction de programmes et de diplômes conjoints.

L’éducation tout au long de la vie est parmi les points d’actions où il y a eu le moins de progrès. Le concept de trajectoires de formation flexibles nécessite une clarification. La reconnaissance d’études antérieures est un concept qui reste encore à définir dans la plupart des pays.

Les résultats de l’étude montrent que la plupart des pays sont sur la bonne voie : celle de la réalisation des objectifs du Processus de Bologne d’ici 2010. Finalement, les pays devraient accélérer l’adoption d’une approche axée sur les résultats de l’apprentissage afin de dynamiser l’implémentation des points d’actions les moins avancés.