Retour Les professionnels moldaves mieux formées pour appliquer une approche sensible au genre dans les procédures d'asile

Les professionnels moldaves mieux formées pour appliquer une approche sensible au genre dans les procédures d'asile

Pendant deux jours, des experts de l'Office fédéral de la migration et des réfugiés d’Allemagne, de l'Inspection générale de l'immigration de la Roumanie et un consultant international du Conseil de l'Europe ont animé une formation pratique sur les procédures d'asile sensibles au genre. L'atelier visait à renforcer la capacité des participants à appliquer une approche sensible au genre tout au long de la procédure d'asile, en mettant l'accent sur l'identification des vulnérabilités, la conduite d'entretiens sensibles au genre, l'évaluation des garanties procédurales. Plus de 30 professionnels de l'Inspection générale de la migration, de l'Inspection générale de la police aux frontières (ministère de l'Intérieur), du ministère du Travail et de la Protection sociale, de l'Institut national de la justice et de l’Ombudsman ont approfondi leurs connaissances et leurs compétences pratiques dans ces domaines.

Mme Tatiana Carlig, agente principale à la Direction du régime et de l'ordre public de l'Inspection générale de la police aux frontières, a qualifié cette formation de particulièrement opportune. «Notre institution élabore actuellement des procédures opérationnelles pour l'identification, l'assistance immédiate et l'orientation des demandeurs d'asile ayant des besoins spécifiques aux frontières de l'État. Les connaissances et les bonnes pratiques partagées lors de la formation apporteront une contribution précieuse à ce travail et renforceront encore notre capacité institutionnelle à répondre efficacement aux besoins des demandeurs d'asile vulnérables.»

Alors que le cadre européen en matière d'asile et de migration continue d'évoluer, il reste essentiel de renforcer la capacité des professionnels à intégrer une perspective de genre et à identifier les vulnérabilités.

Soulignant l'importance de la formation, Mme Olesea Guritanu, agente principale à la Section de l'hébergement et de l'enregistrement de l'Inspection générale de la migration, a déclaré : « L'atelier a mis en évidence la nécessité de voir au-delà de l'interaction initiale avec des demandeurs, car les vulnérabilités ne sont pas toujours immédiatement visibles. Je pense que les connaissances et les outils acquis lors de l'atelier contribueront à rendre les entretiens plus structurés et sensibles au genre, et permettront une identification plus précoce des demandeurs ayant des besoins de protection spécifiques. »

Pendant la formation, les simulations pratiques ont amené les participants à analyser des dossiers d'asile sous différents angles et à appréhender la complexité de la conduite des entretiens ainsi que de l'évaluation des demandes individuelles. Revenant sur cette expérience, Mme Silvia Garbuz, responsable au sein du Service de l'asile et de l'apatridie (Direction régionale Nord de l'Inspection générale des migrations), a déclaré : « Cet atelier a renforcé ma capacité à appliquer une approche équitable, fondée sur les besoins et sensible à la dimension de genre tout au long de la procédure d'asile. Les simulations d'entretien et les études de cas m'ont permis de mieux comprendre comment évaluer la situation individuelle de chaque demandeur tout en respectant ses droits, sa dignité et ses vulnérabilités spécifiques, conformément aux normes internationales. »

M. Mihai Rotaru, spécialiste de la coopération avec la Commission gouvernementale pour la migration et l'asile et l'Inspection générale des migrations (au sein de l'Unité de mise en œuvre du ministère du Travail et de la Protection sociale), a commenté la simulation d'entretien d'asile: « En me glissant dans la peau de l'agent chargé de l'entretien, j'ai pris conscience de la complexité et des exigences liées à l'examen d'une demande d'asile. Au-delà du cadre juridique, cette tâche nécessite de prendre attentivement en compte les vulnérabilités individuelles, les expériences traumatiques ainsi que le contexte socioculturel de chaque demandeur. Cet exercice nous a permis de mieux comprendre que seules une évaluation sensible à la dimension de genre et une analyse approfondie de chaque dossier peuvent aboutir à des décisions équitables et dûment motivées. »

L’événement a été organisé dans le cadre du projet «Renforcement de la protection des droits humains des réfugiés et des migrants en République de Moldova: phase II», financé et mis en œuvre au titre du Plan d’action du Conseil de l’Europe pour la République de Moldova (2025-2028).

Chisinau, République de Moldova 24-25 Juin 2026
  • Diminuer la taille du texte
  • Augmenter la taille du texte
  • Imprimer la page