Retour Génocide de Srebrenica : se souvenir, honorer et agir

Déclaration

Cette année, le 11 juillet est pour la première fois célébré comme la Journée internationale de réflexion et de commémoration du génocide de Srebrenica en 1995, suite à l'adoption par l'Assemblée générale des Nations Unies d'une résolution désignant cette journée.

Dans son message publié en amont de cette journée, le Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Michael O’Flaherty, a souligné l'importance de se souvenir, d'honorer les victimes, de lutter contre le déni du génocide et la glorification de ses auteurs, et d'agir pour prévenir de graves violations des droits humains à l'avenir :

« J'étais chargé de terrain des droits de l'homme aux Nations Unies pendant la guerre en Bosnie-Herzégovine. L'une de mes tâches les plus importantes, à mes collègues et à moi-même, a été de documenter les atrocités perpétrées tout au long du conflit.

Le plus horrible d'entre eux fut, de loin, le génocide de Srebrenica. En juillet 1995, il a entraîné le meurtre brutal de plus de 8 000 hommes, la violation brutale des droits humains des femmes et des enfants et leur expulsion ultérieure de la région.

Je me réjouis que les Nations Unies aient enfin instauré une journée annuelle de commémoration du génocide.

En cette journée de commémoration, nous devons agir sur quatre choses.

Premièrement, nous devons nous souvenir. Il est essentiel de nous souvenir de ce qui s'est passé dans tous ses détails, de ne jamais oublier, car c'est lorsque nous oublions que de telles horreurs risquent de se reproduire.

Deuxièmement, nous devons honorer. Nous devons honorer ceux qui sont morts. Nous devons honorer les victimes des exactions. Nous devons honorer leurs proches et leurs descendants.

Troisièmement, nous devons être indignés. Nous devons être indignés contre ceux qui nient le génocide ou qui glorifient ceux qui l'ont perpétré.

Quatrièmement, et enfin, nous devons agir. Nous devons nous réengager à construire des sociétés dont le fil conducteur est le respect des droits humains, où des actes de génocide seraient inconcevables.

Strasbourg 10/07/2024
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