Retour Hongrie : il faut mettre fin à la répression des rassemblements pacifiques

Déclaration
Portrait de Géza Buzás-Hábel ©Amnesty International Hungary

Portrait de Géza Buzás-Hábel ©Amnesty International Hungary

Je suis préoccupé par les poursuites engagées contre Géza Buzás-Hábel, un jeune enseignant et militant associatif, qui risque aujourd'hui des poursuites pénales et une peine d'emprisonnement pour avoir organisé la Marche des fiertés de Pécs en octobre 2025. Son seul tort a été d'organiser une marche pacifique en faveur des droits humains et l'égalité, et d'exercer l'une des libertés fondamentales de la démocratie : le droit de réunion pacifique.

Ce cas n'est pas isolé. Le mois dernier, le maire de Budapest Gergely Karácsony a e´té poursuivi pour avoir organisé la Marche des fiertés de Budapest en mars 2025.

Ces développements marquent un recul : les autorités hongroises mettent en œuvre des modifications constitutionnelles et juridiques, adoptées en mars et avril 2025, qui interdisent de fait les manifestations pacifiques en faveur de l'égalité des personnes LGBTI. J’ai déjà critiqué ces modifications qui alimentent la discrimination et réduisent l'espace civique.

Ces inculpations doivent être considérées dans le contexte plus large d'une série de mesures visant les défenseurs des droits humains par le biais de restrictions juridiques et de stigmatisation.

J'appelle les autorités hongroises à abandonner les poursuites engagées contre Géza Buzás-Hábel et, comme l'a récemment demandé le président du Congrès du Conseil de l'Europe, contre Gergely Karácsony. Je les exhorte également à mettre fin à l'utilisation de mesures pénales et administratives qui dissuadent les rassemblements pacifiques, à modifier ou abroger les lois qui sous-tendent ces restrictions et à mettre un terme à la répression contre les défenseurs des droits humains et à la réduction de l'espace civique.

Strasbourg 17 février 2026
  • Diminuer la taille du texte
  • Augmenter la taille du texte
  • Imprimer la page