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Les États européens ne doivent plus remettre à plus tard le respect de leur obligation d’établir la vérité concernant les personnes disparues

Déclaration
Strasbourg 28/08/2020
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Les États européens ne doivent plus remettre à plus tard le respect de leur obligation d’établir la vérité concernant les personnes disparues

« En Europe, il y a des milliers de cas de personnes disparues dans lesquels la vérité n’a pas été établie et la justice n’a pas été rendue, ce qui porte gravement atteinte aux droits de l'homme. Cela fait des années, voire parfois des dizaines d’années, que de nombreuses familles de personnes disparues dans des États membres du Conseil de l'Europe – notamment en Arménie, en Azerbaïdjan, en Bosnie-Herzégovine et dans d’autres pays des Balkans, à Chypre, en Géorgie, au Royaume-Uni (plus précisément en Irlande du Nord), en Fédération de Russie, en Espagne, en Turquie et en Ukraine – demandent à savoir ce que sont devenus leurs proches. En outre, des disparitions forcées continuent à se produire actuellement sur notre continent », a déclaré la Commissaire, Dunja Mijatović, à l’approche de la Journée internationale des victimes de disparition forcée.

« J’appelle les États européens à entendre les familles des victimes. Les États européens concernés par ce problème doivent rechercher plus activement les personnes disparues, mener des enquêtes pour déterminer ce qui leur est arrivé, punir les responsables, reconnaître les souffrances qu’endurent les proches des victimes de disparition forcée et des personnes disparues, et répondre à leurs besoins.

À cette fin, une étape déterminante consisterait à ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Or, force est de constater qu’à ce jour elle n’a été ratifiée que par 22 États membres du Conseil de l'Europe, dont la plupart ne sont d’ailleurs pas directement concernés par le problème.

Établir la vérité est une question de justice. Les États doivent enfin cesser de se soustraire à cette obligation juridique et morale. »