Retour

Commémoration de l’Holocauste des Roms : il faut lutter, toujours et encore, contre l’antitsiganisme et la discrimination à l’encontre des Roms

Déclaration
Strasbourg 02/08/2021
  • Diminuer la taille du texte
  • Augmenter la taille du texte
  • Imprimer la page
  • Imprimer en PDF
La Commissaire Mijatović avec un groupe de jeunes activistes Roms de Bosnie-Herzégovine à Birkenau, 2 août 2018

La Commissaire Mijatović avec un groupe de jeunes activistes Roms de Bosnie-Herzégovine à Birkenau, 2 août 2018

Chaque année, le 2 août, nous commémorons l’Holocauste des Roms pendant la Seconde Guerre mondiale et rendons hommage aux victimes des terribles violations des droits de l’homme commises par le passé, en particulier la déportation et l’extermination. Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons tous regarder en face les stéréotypes et les préjugés profondément enracinés à l’origine de discriminations persistantes et très répandues contre les Roms.

Le 29 mars dernier, dans mon message à la conférence de lancement du projet Chachipen pour la vérité et la réconciliation, j’ai insisté sur l’importance des recherches sur l’histoire des Roms en Europe afin de la faire connaître et de mieux comprendre les mécanismes qui ont conduit à un racisme institutionnalisé à leur égard. En ce jour du souvenir, je réitère mon soutien aux objectifs de ce projet qui sont d’encourager l’établissement de commissions pour la vérité et la réconciliation, de réfléchir à de nouvelles façons de sensibiliser le public à l’histoire des Roms et de donner aux militants roms les moyens de participer à des processus de justice transitionnelle. 

La pandémie de covid-19 a amplifié l’impact des discriminations séculaires et généralisées exercées contre les Roms. Le phénomène n’est pas nouveau. Ces discriminations ne sont que le signe d’un antitsiganisme profondément enraciné et virulent, omniprésent en Europe ; elles se manifestent encore plus facilement en temps de crise. Il est donc essentiel que les Etats membres du Conseil de l’Europe intensifient leurs efforts pour assurer aux Roms l’égalité de traitement dans les dispositifs de protection et de soins pendant cette crise, et au-delà.

La commémoration du 2 août nous rappelle qu’il est impératif d’agir sans relâche pour lutter contre l’antitsiganisme et défendre les droits humains des Roms en toutes circonstances, y compris en temps de crise.