Les jeunes : une ressource essentielle pour l’apprentissage interculturel

L’apprentissage interculturel avec les enfants et les jeunes vise deux objectifs principaux :
- les aider à acquérir la capacité d’identifier les inégalités, les injustices, le racisme, les stéréotypes et les préjugés ;
- leur apporter les connaissances et les aptitudes qui les aideront à remettre en question et à changer ces mécanismes lorsqu’ils y seront confrontés dans la société ;
- leur faire connaître et reconnaître les droits humains en tant que valeurs et aspirations universelles.
Les approches éducatives, dans le cadre scolaire ou extrascolaire, revêtent une importance considérable. Notre conception de ces approches dépend en grande partie du contexte. Et il est par ailleurs « vrai » que l’éducation extrascolaire fait aussi appel à des méthodes plus formelles (conférences, séances de présentation, exercices écrits), tout comme il est vrai que l’on trouve des méthodes plus informelles à l’école (activités en groupes de projet, utilisation de l’environnement local, etc.). Lorsque nous avons rédigé ce Kit pédagogique en 1995, nous avions l’habitude de différencier l’éducation formelle et l’éducation informelle, et l’on entendait alors rarement parler « d’éducation/d’apprentissage non formel(le) ». Aujourd’hui on fait davantage référence à l’éducation informelle lorsque l’on évoque des situations d’apprentissage non planifiées : en famille, dans le bus, dans une conversation entre amis. En outre, l’éducation/l’apprentissage non formel(le) est de plus en plus reconnu(e) comme essentiel(le) dans les processus d’apprentissage de la vie, en complément (et parfois en remplacement) des processus d’éducation formelle.
Le chapitre que le manuel Repères consacre à l’éducation évoque les défis qui se posent aujourd’hui aux systèmes éducatifs et rappelle que la complémentarité entre éducation formelle et non formelle est nécessaire.