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La Convention STE N° 108 du Conseil de l'Europe sur la protection des personnes à l'égard du traitement automatisé des données à caractère personnel (de 1981), qui est le premier instrument international juridiquement contraignant à vocation universelle dans le domaine de la protection des données, puise sa source directement dans la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales, ouverte à la signature en 1950. En particulier, selon l'article 8 de cette Convention, "toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance". Il ne peut y avoir d'ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la défense d'un certain nombre de buts légitimes. Mais dans son article 10, la Convention affirme également le droit fondamental à la liberté d'expression. Le droit à la liberté d'expression inclue explicitement la "liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence des autorités publiques et sans considération de frontières". "La liberté de recevoir des informations" définie à l'article 10 est considérée comme s'étendant à "la liberté de rechercher des informations". (suite)