Enseignement supérieur et recherche

La Conférence a permis de souligner une fois de plus le rôle central de la reconnaissance dans le Processus de Bologne, non pas tant comme une opération technique mais bien comme une pièce centrale de la consolidation de l’Espace Européen de l’Enseignement Supérieur. Néanmoins force est de constater que le nombre de Ministères présents était relativement bas.

Une des questions centrales est de savoir comment inciter les Etablissements d’Enseignement supérieur à appliquer les principes de la Convention de Lisbonne dans leur pratique de reconnaissance. Une des réponses est d’inclure la question de la reconnaissance dans la liste des critères pour l’Assurance Qualité.

Plusieurs centres ENIC NARIC, sous le pilotage de NUFFIC, le centre néerlandais, sont en train de développer un manuel pour promouvoir un espace de reconnaissance européen promouvant des bonnes pratiques. Ce manuel devrait être disponible en fin d’année 2011.

Certains pays ont fait le choix de fixer dans le cadre légal les principes de la Convention. Ceci peut mener à une juridisation des questions de reconnaissance des qualifications. Cet aspect est à réfléchir car ses conséquences peuvent rendre le processus de reconnaissance encore plus difficile mais dans le même temps garantit une possibilité d’appel de la décision.

La question de la reconnaissance dans un contexte global a été abordée en soulignant le rôle que doit jouer l’Unesco dans ce domaine notamment dans le développement de Conventions Régionales sur la reconnaissance des qualifications.