Enseignement supérieur et recherche


La dimension sociale du Processus de Bologne

La nécessité de tenir compte de la dimension sociale du processus de Bologne a été soulignée pour la première fois par l’ESIB dans sa Déclaration des étudiants à Göteborg, puis incluse dans le Communiqué de Prague qui défend l’idée que l’enseignement supérieur est un bien public relevant de la responsabilité publique :

‘’…Se référant à la Déclaration de Bologne, les ministres ont affirmé que la construction de l’espace européen de l’enseignement supérieur constitue une condition pour une attractivité et une compétitivité plus forte des établissements d’enseignement supérieur. Ils ont apporté leur soutien à l’idée que l’enseignement supérieur doit être tenu pour un bien public, relevant et continuant à relever de la responsabilité publique (réglementation, etc.), et que les étudiants sont des acteurs à part entière de la communauté universitaire…’’

et souligne l’importance de la participation des étudiants :

‘’…Les ministres ont tenu à affirmer que les étudiants devaient activement participer et contribuer tant à la vie des universités et des établissements d'enseignement supérieur qu’à l’élaboration de l’enseignement. Ils ont aussi réaffirmé le besoin, souligné par les étudiants, de prendre en compte la dimension sociale du processus de Bologne…’’

En février 2003, le gouvernement grec a organisé un séminaire de Bologne sur ce thème (voir rapport et conclusions) suivi par la 5e Convention des étudiants européens de l’ESIB sur « Comment parvenir à une réelle mobilité des étudiants ? ». Ces deux manifestations, parmi d’autres, ont utilisé le rapport Euro Student 2000 du Conseil européen des affaires étudiantes (ECStA)

Les ministres ayant participé à la Conférence de Berlin ont ensuite réaffirmé plus vigoureusement leur volonté de développer la dimension sociale du processus de Bologne en déclarant :

‘’…Les Ministres réaffirment l’importance de la dimension sociale du Processus de Bologne. Le besoin d’accroître la compétitivité doit être contrebalancé par l’objectif qui vise à améliorer les caractéristiques sociales de l’Espace Européen de l’Enseignement Supérieur, en vue du renforcement de la cohésion sociale et de la réduction des inégalités sociales et des inégalités entre les sexes à l’échelle nationale et européenne. Dans ce contexte, les Ministres réaffirment leur position selon laquelle l’enseignement supérieur est un bien public et relève de la responsabilité publique. Ils insistent sur le fait que, dans le domaine de la coopération et des échanges académiques internationaux, les valeurs académiques devraient prévaloir…’’

Il convient de souligner que le Conseil de l’Europe a également largement contribué à ce débat, d’abord par son programme sur l’Accès à l’enseignement supérieur, puis par son projet sur l’Education tout au long de la vie, facteur d’équité et de cohésion sociale.

Vous pouvez également consulter le Manuel de l’étudiant sur l’égalité de l’ESIB ou les sections du site Internet sur des questions connexes telles que : mobilité, commerce dans l’éducation et GATS, éducation tout au long de la vie.