Enseignement supérieur et recherche


Mobilité universitaire

L’une des principales lignes d’action du processus de Bologne est de faciliter et d’accroître la mobilité universitaire (étudiants, enseignants, chercheurs et personnels administratifs.

La Déclaration de Bologne ne prévoit pas seulement la mise en place de l’ECTS pour faciliter cette mobilité, elle définit également l’objectif suivant :

‘’…Promotion de la mobilité en surmontant les obstacles à la libre circulation, en portant une attention particulière à :

  • · pour les étudiants, l’accès aux études, aux possibilités de formation et aux services qui leur sont liés,
  • · pour les enseignants, les chercheurs et les personnels administratifs, la reconnaissance et la valorisation des périodes de recherche, d’enseignement et de formation dans un contexte européen, sans préjudice pour leurs droits statutaires…’’

Entre les Sommets ministériels de Bologne et de Prague, l’Union européenne a adopté un Programme d’action pour développer la mobilité, auquel le Communiqué de Prague fait référence :

‘’…Les ministres ont réaffirmé que l'objectif de la Déclaration de Bologne visant à promouvoir la mobilité des étudiants, des enseignants, des chercheurs et des autres personnels est d'une importance cruciale. En conséquence, ils ont confirmé leur détermination à supprimer tous les obstacles à la liberté de mouvement des étudiants, des enseignants, des chercheurs et des autres personnels et ils ont mis l'accent sur la dimension sociale de la mobilité. Ils ont rappelé les possibilités de promotion de la mobilité offerte par les programmes communautaires ainsi les progrès enregistrés, notamment grâce au lancement du Plan d'action pour la mobilité, validé au Conseil européen de Nice en décembre 2000…’’

Le Communiqué de Berlin souligne également d’autres dimensions de cette mobilité (sociale, culturelle, etc.) :

‘’…La mobilité des étudiants et des personnels académiques et administratifs est la base de la création d’un Espace Européen de l’Enseignement Supérieur. Les Ministres réaffirment son importance pour les milieux académique et culturel comme pour le monde politique, social et économique. Ils notent avec satisfaction que les chiffres de participation ont augmenté depuis leur dernière réunion, grâce également au soutien substantiel des programmes de mobilité de l’Union européenne, et acceptent de s’engager dans les mesures nécessaires à l’amélioration de la qualité et de la collecte des données statistiques sur la mobilité des étudiants
Ils réaffirment leur intention de faire tous les efforts pour lever tous les obstacles à la mobilité dans le cadre de l’Espace Européen de l’Enseignement Supérieur. En vue de promouvoir la mobilité des étudiants, les Ministres prendront les mesures nécessaires pour rendre possible la portabilité des prêts et allocations d’études nationaux…’’

La mobilité est une question complexe et diverse et la mise en application d’un grand nombre de lignes d’action du Processus de Bologne aura une grande incidence sur le degré de mobilité. Parmi les questions connexes figurent : reconnaissance des diplômes et Supplément au diplôme, ECTS, dimension sociale du processus de Bologne, éducation transnationale, Espace européen de la recherche, attractivité de l’Espace européen de l’enseignement supérieur et sa Dimension européenne.

Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe a adopté une Recommandation sur la mobilité universitaire régionale en 1996, précédée par une Recommandation sur la mobilité universitaire (1995). En 1995, le Comité des Ministres a également adopté une Recommandation sur le problème de l’exode des cerveaux.

S’agissant d’exode des cerveaux, il convient de mentionner que le WUS d’Autriche a lancé un programme spécial pour traiter ce problème.

L’Union européenne a mis en place plusieurs programmes concernant la mobilité universitaire et la coopération internationale dans l’enseignement supérieur. Il s’agit des programmes :

  • · Socrates et sa section de l’enseignement supérieur – Erasmus
  • · Tempus et
  • · Erasmus Mundus

En dehors des programmes de mobilité intergouvernementaux, les établissements d’enseignement supérieur coopèrent également entre eux. Un exemple en est Campus Europae, un réseau regroupant 12 universités dans 11 pays européens.

L’ESIB – Unions nationales des étudiants d’Europe, a organisé en 2003 une Convention des étudiants européens à Athènes sur le thème « Comment parvenir à une réelle mobilité des étudiants » La convention a été suivie d’un Communiqué et d’un document directif sur la mobilité adopté par le Comité de l’ESIB en mai 2003.

Nous vous invitons également à lire un article de M. Andris Barblan intitulé « Coopération universitaire et mobilité en Europe : ce qu’elle était, ce qu’elle devrait être ».