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46th Session of the Human Rights Council

22 February-19 March 2021
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Video message from Marija Pejčinović Burić, Secretary General of the Council of Europe

 

As delivered

Monsieur le Secrétaire Général,

 

Mesdames et Messieurs les Présidents,

Chers amis,

 

Lorsque je me suis adressée à vous, lors de la 43ème session, il y a presque un an jour pour jour, le monde était très différent.

La covid-19 a depuis changé notre façon de vivre et de travailler.

Et elle pose de nouveaux défis en matière de droits de l’homme que nos organisations doivent relever.

Dès le début de la pandémie, j’ai souligné à quel point il était important que les gouvernements s’attaquent à la crise de santé publique par des mesures efficaces qui respectent aussi les normes juridiques communes, et au Conseil de l’Europe, nous travaillons avec nos États membres pour y parvenir.

La Déclaration d’Athènes issue de notre session ministérielle de l’année dernière réaffirme cette approche.

En avril dernier, j’ai communiqué aux autorités de nos 47 États membres un document intitulé
« Boîte à outils » pour confirmer que la Convention européenne des droits de l’homme doit s’appliquer à toutes les mesures qu’ils prennent pour faire face à la crise de la covid-19,

Celles-ci incluent, par example, l’instauration de l’état d’urgence et l’adoption de mesures exceptionnelles.

Toutes ces mesures doivent être nécessaires, proportionnées et limitées dans le temps.

Tous les secteurs de l’Organisation se sont depuis lors mis au travail pour répondre, dans le respect de la Convention européenne et de la Charte sociale européenne, aux défis qui se sont présentés.

Ils ont œuvré dans des domaines tels que la violence domestique, l’accès à l’éducation, la protection des droits des migrants, la prévention de la discrimination à l’égard des minorités, ainsi que les conséquences des applications de traçage numérique pour la protection de la vie privée et des données personnelles.

Cette crise est naturellement loin d’être terminée et son impact économique se fera pleinement sentir à plus long terme, tout comme ses conséquences sociales.

D’autres problèmes vont à n’en pas douter se poser, mais nous sommes prêts à jouer notre rôle pour les adresser.

Le droit à la protection de la santé demeurera assurément en toile de fond dans notre approche, en complément de l’objectif de développement durable 3 des Nations Unies :

Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge.

Le Conseil de l’Europe est fier de contribuer à cet objectif et aux autres objectifs qui constituent le Programme 2030.

En fait, mon Cadre stratégique pour le Conseil de l’Europe, dévoilé en novembre, reconnaît clairement l’importance de renforcer les liens entre les activités de l’Organisation et les objectifs de développement durable précis.

Qu’il s’agisse de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la recherche de la paix, de la justice et d’institutions solides, ou d’autres domaines, nos travaux s’inscrivent dans le prolongement de ces objectifs et nous les poursuivrons avec détermination.

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This is natural because the Council of Europe and the United Nations share so much in common.

Not just a belief in human rights.

But faith in multilateralism.

And a determination to make progress both in the current climate and beyond it.

The threats to human rights that existed before coronavirus have not gone away.

They continue, and so does our work to confront them.

Whether we think about freedom of expression and media freedom, hate speech online and offline, discrimination against minorities, the independence of the judiciary or the fights against corruption, money-laundering and cybercrime, the challenges are plain to see.

But even in these extraordinary times, progress is possible.

On the Protection of Children against Sexual Exploitation and Sexual Abuse, the Council of Europe’s Lanzarote Convention has now been ratified by all our member states.

On the environment, we are working towards new legal instruments that will protect Human Rights and counter environmental crimes.

And on Artificial Intelligence, we are progressing on the elements of a framework for the development, design and application of AI, following the guidelines we published last month on the use of facial recognition technology.

I am also happy to confirm that I have recently appointed a Special Representative on Antisemitic, anti-Muslim and other forms of religious intolerance and hate crimes.

He is liaising with member states and other international organisations, including with the United Nations Special Rapporteur on freedom of religion or belief, on ways to address these problems.

There are plenty of other good and welcome examples of where our two organisations work together.

And I was particularly pleased that my Special Representative on Migration and Refugees was able to participate in last November’s European Review of the Global Compact for Migration.

But we should always look out for new ways in which we can learn, complement and bolster one another.

Take the Council of Europe’s monitoring bodies.

It is good that they already contribute positively to the Human Rights Council’s Universal Periodic Review,

And right that we are now looking to coordinate our monitoring more efficiently – to better facilitate reporting obligations and reduce monitoring fatigue.

More ambitious still, we should be open to the idea that we can coordinate monitoring practices more effectively between our Organisations too.

This is important for avoiding duplication.

Any changes would of course have the same shared goal as all our joint work:

To ensure that we complement one another and that we remain relevant and effective.

With a European human rights Organisation with common legal standards working hand in hand with a global human rights Organisation of unparalleled reach.

Together, we can embed the reality of human rights more deeply in these and whatever future circumstances we face.

And from this, only good things can come.