Retour Les autorités tunisiennes participent à un atelier international sur la mesure des risques de corruption

Les autorités tunisiennes participent à un atelier international sur la mesure des risques de corruption

La Direction générale de la gouvernance et de la prévention de la corruption de la présidence du gouvernement tunisien a participé à l'atelier international du Conseil de l'Europe sur l'évaluation des risques de corruption les 24 et 25 avril à Strasbourg.

L'objectif de l'atelier était de promouvoir des systèmes de gouvernance plus transparents, responsables et efficaces en améliorant l'utilisation de la cartographie des risques de corruption et d'autres outils d'évaluation des risques dans la stratégie et l'élaboration des politiques, ce qui peut contribuer à la prévention et à la lutte contre la corruption.

Avec la délégation tunisienne, plus de 70 praticiens, décideurs et experts d'Albanie, d'Arménie, d'Azerbaïdjan, de Bosnie-Herzégovine, d'Italie, du Kosovo*, de Lettonie, de la République de Moldavie, du Monténégro, du Maroc, de Macédoine du Nord, de Serbie, d'Espagne et d'Ukraine ont bénéficié d'un échange entre pairs, d'un apprentissage pratique, de discussions prospectives et constructives. Au cours de leurs discussions, les participants à l'atelier ont étudié comment mieux identifier et atténuer les vulnérabilités et les risques liés à la corruption, et comment améliorer les politiques de lutte contre la corruption et les mécanismes de prévention contre la corruption.

L'atelier comprenait des présentations sur la méthodologie de cartographie nationale des risques de corruption du Conseil de l'Europe et a souligné l'importance de la coopération institutionnelle et de l'engagement de la société civile pour une évaluation approfondie des risques de corruption. Les participants ont également exploré le potentiel des technologies de l'information, telles que l'analyse des données et l'intelligence artificielle, pour renforcer les efforts de lutte contre la corruption.

Les intervenants ont souligné l'importance stratégique de la cartographie des risques pour concevoir des politiques anti-corruption efficaces et pour aligner les mandats et les efforts des institutions sur les besoins de la société. En adoptant des politiques et des plans d'action fondés sur des données probantes, la cartographie des risques de corruption peut contribuer à éclairer les politiques de lutte contre la corruption fondées sur des données probantes, conduisant à une allocation plus efficace des ressources, à des contrôles internes plus solides et à une plus grande transparence dans la gouvernance.

Tout au long des discussions, les participants ont souligné que la cartographie et l'évaluation des risques de corruption sont des stratégies proactives essentielles qui aident les gouvernements et les institutions à identifier les vulnérabilités avant qu'elles ne deviennent des défis systémiques. Lorsqu'elles sont mises en œuvre efficacement, ces stratégies renforcent considérablement la résilience du secteur public et instaurent la confiance entre les citoyens.

Les résultats de cet atelier alimenteront les activités futures de la DGGPC avec les celulles de gouvernance, tandis que le Conseil de l'Europe, à travers le projet AGELA, reste disponible pour fournir une assistance technique afin d'améliorer l'applicabilité des outils d'évaluation des risques de corruption et des documents de politique anti-corruption en coopération avec les autorités tunisiennes.

La participation de la Direction Générale de la Gouvernance et de la Prévention de la Corruption à cet atelier a été soutenue par AGELA - Amélioration de la Gouvernance Economique pour la Lutte Anti-corruption en Tunisie, un projet conjoint de l'Union Européenne et du Conseil de l'Europe. L'atelier a été organisé dans le cadre de la « Facilité horizontale pour les Balkans occidentaux et la Turquie » et du « Partenariat pour la bonne gouvernance », du projet conjoint Union européenne/Conseil de l'Europe « Projet de lutte contre la criminalité économique au Kosovo* » et des activités de coopération technique du Conseil de l'Europe dans ses États membres et au-delà.

 

    

 

* Toute référence au Kosovo mentionnée dans ce texte, qu’elle concerne le territoire, les institutions ou la population, doit se comprendre en plein conformité avec la Résolution 1244 du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies et sans préjuger du statut du Kosovo.

Strasbourg, France 24 - 25 April 2025
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