Les 18 et 19 novembre 2025, le Conseil de l’Europe, en partenariat avec l’École Nationale d’Administration (ENA) de Tunisie, a organisé un atelier avancé sur le rôle des lanceurs d’alerte dans la lutte contre la corruption et l’utilisation des technologies numériques pour assurer leur protection.
S’appuyant sur le séminaire du 22 septembre 2025, qui avait présenté les cadres juridiques et institutionnels de la protection des lanceurs d’alerte à un public plus large de fonctionnaires, cet atelier — destiné à 18 unités de bonne gouvernance — s’est concentré sur les dimensions opérationnelles et technologiques de la protection des lanceurs d’alerte. Les participants, représentant divers organismes publics et administrations, ont examiné comment des plateformes numériques sécurisées, des canaux de communication cryptés et des applications mobiles peuvent renforcer la confidentialité et protéger les lanceurs d’alerte contre les représailles. Des travaux pratiques en groupe et des études de cas ont permis aux participants de s’engager dans le cycle de signalement, d’appliquer des techniques d’enquête, d’explorer des solutions innovantes pour gérer le processus de manière efficace et sécurisée, et de réfléchir à l’adaptation des normes internationales au contexte tunisien. Lors des discussions en groupe, les participants ont convergé sur les opportunités de renforcer le rôle des lanceurs d’alerte grâce à un cadre institutionnel plus robuste, des mandats plus clairs pour leur protection et des procédures rationalisées pour l’examen des signalements.
L’atelier a souligné que les mécanismes de signalement sécurisés ne constituent pas seulement une garantie pour les individus, mais aussi une pierre angulaire d’une gouvernance efficace, permettant de détecter et de traiter les risques de corruption dans l’intérêt public. En investissant dans la protection des lanceurs d’alerte, la Tunisie peut consolider son système d’intégrité et promouvoir une culture de transparence et de responsabilité qui favorise un climat économique propice à l’investissement.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet conjoint UE–Conseil de l’Europe Amélioration de la Gouvernance Economique par la Lutte Anti-corruption en Tunisie (AGELA), cofinancé par l’Union européenne et le Conseil de l’Europe. Le projet vise à promouvoir la transparence, la responsabilité et la bonne gouvernance en Tunisie.
