Le 25 septembre 2026, une conférence s’est tenue à Tunis afin de lancer le nouveau Référentiel national de la gouvernance (RNG) et de marquer le début officiel de sa diffusion, en partenariat avec la Direction générale de la gouvernance et de la prévention de la corruption (DGGPC), relevant de la Présidence du Gouvernement.
L’événement a réuni quelque 80 participants issus d’institutions publiques. Parmi eux figuraient des hauts responsables et des responsables des unités de bonne gouvernance de la Cour des comptes, de ministères, de banques publiques, de la Poste tunisienne, de la télévision nationale, d’organismes de contrôle de l’État, de l’Académie internationale de la bonne gouvernance, pilotée par l’École nationale d’administration, du Centre international des technologies de l’environnement de Tunis (CITET), de l’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle (INNORPI) et de la Présidence du Gouvernement, entre autres.
La conférence a été marquée par des présentations d’experts ayant participé à l’élaboration du Référentiel national de la gouvernance. Ce cadre normatif évolutif vise à promouvoir l’intégrité, l’éthique professionnelle et la prévention de la corruption au sein des organisations publiques et privées. Il fournit des orientations aux établissements publics afin de les aider à se conformer aux normes internationalement reconnues, notamment aux normes ISO 37000 et ISO 37001, ainsi qu’à d’autres normes pertinentes élaborées par des organisations internationales.
Le référentiel est le fruit d’un vaste processus de consultation et d’élaboration, engagé à la suite de la signature, en 2024, d’un mémorandum d’entente entre la DGGPC, le CITET et l’INNORPI, en vue de renforcer le Référentiel national de la gouvernance.
La conférence a permis de présenter le référentiel, ses objectifs, ses composantes et son processus de diffusion. Elle a également donné lieu à une analyse comparative avec des normes internationales, dont plusieurs ont inspiré les experts tunisiens ayant participé à son élaboration.
L’événement a par ailleurs offert aux participants l’occasion d’échanger avec les experts et la DGGPC, de poser des questions et de faire part de leurs observations sur les défis et les limites liés à la gouvernance, ainsi que sur les pistes d’amélioration possibles. Les participants ont souligné à plusieurs reprises l’importance de mettre le référentiel en pratique, afin qu’il ne demeure pas un simple document.
Au cours de la prochaine période, le projet AGELA continuera à soutenir la diffusion du Référentiel national de la gouvernance à ses différentes étapes. Cet appui comprendra notamment l’élaboration de supports de formation à l’intention des formateurs, des conseillers et des auditeurs chargés d’accompagner et d’évaluer sa mise en œuvre.
Cette activité a été organisée dans le cadre du Partenariat de voisinage du Conseil de l’Europe avec la Tunisie pour la période 2026–2029, en collaboration avec le projet conjoint de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe Améliorer la gouvernance économique pour lutter contre la corruption en Tunisie (AGELA). Le projet est cofinancé par l’Union européenne et le Conseil de l’Europe et mis en œuvre par ce dernier.
