Les 4 et 5 novembre 2025, le Conseil de l’Europe et l’École Nationale d’Administration (ENA) de Tunisie ont réuni 23 cellules de gouvernance de tout le pays lors d’un atelier consacré au partage d’outils pratiques et de principes visant à renforcer la transparence et le contrôle de la commande publique grâce aux solutions numériques.
Le programme de deux jours a combiné des présentations d’experts et des travaux de groupe pratiques pour analyser les risques potentiels de corruption tout au long du cycle de passation des marchés et explorer les moyens de les gérer. Les participants ont étudié des scénarios de procédures de passation, identifié des signaux d’alerte de corruption et discuté de l’application concrète de mécanismes tels que les audits, les pactes d’intégrité et la protection des lanceurs d’alerte afin de garantir que la commande publique demeure transparente, responsable et efficace. Une attention particulière a été accordée à l’utilisation des systèmes de e‑procurement, des plateformes de suivi des contrats et des standards de données ouvertes comme instruments pour renforcer la transparence et l’efficacité. La participation de TUNEPS (le système national tunisien de passation électronique des marchés publics) et de la Haute Instance de la Commande Publique (HAICOP) a offert aux participants l’occasion d’approfondir leur compréhension des outils numériques disponibles et de leur application au sein de leurs institutions pour moderniser, contrôler et préserver l’intégrité des marchés publics.
Les discussions ont souligné que des procédures de passation sécurisées et transparentes sont essentielles pour réduire les risques de corruption et garantir la bonne utilisation des fonds publics. Elles ont également mis en évidence la nécessité d’améliorer l’interopérabilité des systèmes, de faciliter l’accès au e‑procurement pour les petites entreprises et l’ensemble des administrations publiques, ainsi que d’exploiter les données issues des processus de passation afin d’évaluer les tendances et de détecter les risques potentiels. En engageant les cellules de gouvernance dans des exercices opérationnels et des approches numériques, l’atelier a contribué à renforcer les garde‑fous du système de passation tunisien et à consolider une culture d’intégrité au sein des institutions publiques.
Cette activité s’inscrivait dans le cadre du projet conjoint Union européenne–Conseil de l’Europe « Amélioration de la gouvernance économique par la lutte contre la corruption en Tunisie » (AGELA), cofinancé par l’Union européenne et le Conseil de l’Europe. Le projet vise à promouvoir la transparence, la responsabilité et la bonne gouvernance en Tunisie.
