Le 22 septembre 2025, le Conseil de l'Europe, en partenariat avec l'École nationale d'administration (ENA) tunisienne, a organisé à Tunis un séminaire sur le rôle des lanceurs d'alerte dans la lutte contre la corruption et l'utilisation des technologies pour les protéger. L'événement a réuni plus de 100 participants, dont des fonctionnaires en poste et de nouveaux fonctionnaires, des hauts fonctionnaires et des membres des unités ministérielles chargées de la bonne gouvernance, afin de discuter des fondements d'un système de protection efficace.
Les discussions ont porté sur les meilleures pratiques mondiales, l'ensemble du processus de signalement – de la divulgation initiale à la résolution – et les outils technologiques qui garantissent la confidentialité et protègent les lanceurs d'alerte contre les représailles. Des études de cas ont mis en évidence la manière dont les canaux de signalement cryptés et les applications mobiles peuvent instaurer la confiance et encourager les divulgations réfléchies.
Les intervenants ont souligné que la protection des lanceurs d'alerte est essentielle pour servir l'intérêt public et promouvoir le bien commun. Ils ont examiné les rôles complémentaires des parties prenantes des secteurs public et privé, des points de contact de confiance aux dirigeants institutionnels, en passant par les autorités de contrôle, les procureurs et les forces de l'ordre. Des responsabilités claires, une action coordonnée et une culture de confiance ont été identifiées comme des éléments clés d'un système solide.
Le séminaire a permis de réaffirmer la contribution essentielle des lanceurs d'alerte à la transparence, à la responsabilité et à l'état de droit, en présentant leur protection comme la pierre angulaire d'une gouvernance éthique. La protection des personnes qui dénoncent des abus n'a pas été décrite comme une formalité procédurale, mais comme un élément fondamental de l'intégrité démocratique, qui dissuade les comportements répréhensibles et défend les valeurs publiques.
En conclusion, les participants ont appelé à un renforcement continu des capacités, à des garanties juridiques solides et à une coopération interinstitutionnelle étroite afin de maintenir la résilience et la crédibilité des systèmes de protection.
Cette activité a été organisée dans le cadre du projet conjoint UE-Conseil de l'Europe sur l'amélioration de la gouvernance économique pour la lutte contre la corruption en Tunisie (AGELA), cofinancé par l'Union européenne et le Conseil de l'Europe. Le projet vise à renforcer la transparence, la responsabilité et la bonne gouvernance en Tunisie.
