Le 6 octobre 2025, le Conseil de l'Europe, en coopération avec l'École nationale d'administration (ENA), a organisé une conférence consacrée à la gestion des conflits d'intérêts dans le secteur public comme moyen de prévenir et de combattre la corruption. L'événement a réuni 123 fonctionnaires en formation de l'ENA Leadership Academy, de l'Academy of Good Governance et des cellules de gouvernance.
La conférence a examiné les risques posés par les conflits d'intérêts non gérés dans l'administration publique, en combinant des perspectives juridiques avec des approches pratiques de la prévention. Les sessions ont clarifié la distinction entre les conflits d'intérêts réels, potentiels et apparents, et ont montré comment ces situations, si elles ne sont pas traitées, peuvent éroder la confiance du public et l'intégrité institutionnelle.
À travers des études de cas sur la passation de marchés, le recrutement et l'exercice de pouvoirs discrétionnaires, les présentations ont illustré des scénarios de risque courants et ouvert des discussions sur les stratégies visant à renforcer la transparence, la responsabilité et le leadership éthique. Un accent particulier a été mis sur les mécanismes institutionnels tels que les systèmes de déclaration d'actifs et d'intérêts, les codes de conduite et les structures de contrôle interne. Le rôle des outils numériques dans la collecte et l'analyse des déclarations a également été souligné comme un moyen de renforcer l'intégrité et le contrôle.
La conférence a conclu que des systèmes solides de gestion des conflits d'intérêts sont essentiels pour lutter efficacement contre la corruption. Au-delà de l'existence de cadres juridiques, les participants ont souligné l'importance de procédures claires, de mécanismes opérationnels et de sanctions crédibles pour garantir un impact réel. En favorisant une compréhension commune de ces principes, la conférence a contribué à faire de la gestion des conflits d'intérêts une priorité stratégique de la réforme du secteur public et de la gouvernance éthique.
Cette activité a été organisée dans le cadre du projet conjoint UE-Conseil de l'Europe sur l'Amélioration de la gouvernance économique pour la lutte contre la corruption en Tunisie (AGELA), cofinancé par l'Union européenne et le Conseil de l'Europe. Le projet vise à renforcer la transparence, la responsabilité et la bonne gouvernance en Tunisie.
