Les 9 et 10 octobre 2025, le Conseil de l’Europe, en coopération avec le Contrôle Général des Finances (CGF) tunisien, a organisé à Tunis un atelier de formation de deux jours consacrés aux conflits d’intérêts, aux personnes politiquement exposées (PEP) et à la transparence de la propriété effective. Cette formation visait à renforcer le rôle du CGF dans la prévention et la détection de la corruption grâce à l’amélioration des pratiques d’audit fondées sur les déclarations de patrimoine et d’intérêts.
L’atelier a réuni 25 responsables du CGF pour des sessions interactives animées par des experts internationaux et nationaux. Les participants ont échangé sur les normes internationales et le cadre juridique tunisien en matière de gestion des conflits d’intérêts, exploré des approches pratiques pour la vérification des déclarations de patrimoine et d’intérêts, et discuté de l’utilisation d’indicateurs d’alerte (« red flags ») comme outil de vérification plus efficace de ces déclarations. Les sessions se sont appuyées sur les bonnes pratiques identifiées lors du 5ᵉ cycle d’évaluation du GRECO concernant la gestion des déclarations de patrimoine et d’intérêts. Des modules spécifiques ont également porté sur l’identification des PEP et l’application des Recommandations du Groupe d’action financière (GAFI) relatives à la transparence de la propriété effective, illustrées par des études de cas.
Une conclusion clé des échanges a été la nécessité d’un cadre institutionnel structuré pour solliciter, recevoir, évaluer et conserver les déclarations de patrimoine et d’intérêts.
En renforçant la capacité technique du CGF à identifier et à atténuer les risques de corruption, la formation contribue à des contrôles internes plus efficaces, à une diligence accrue et à l’institutionnalisation de pratiques éthiques dans l’audit public.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet conjoint Union européenne–Conseil de l’Europe « Améliorer la gouvernance économique pour la lutte contre la corruption en Tunisie » (AGELA, acronyme français), cofinancé par l’Union européenne et le Conseil de l’Europe. Le projet vise à renforcer la transparence, la responsabilité et la bonne gouvernance en Tunisie
