Temps de réflexion…
L’apprentissage interculturel n’est pas un processus « gravé dans le marbre » qu’il faut mettre et remettre en œuvre sans aucune modification ou adaptation. L’éventail des activités interculturelles envisageables est très large et, en outre, nous devons en permanence remettre en question ce que nous faisons et la raison pour laquelle nous le faisons. Il n’existe pas de formule magique qui nous garantisse le succès.

- La teneur et l’ampleur de l’activité que nous envisageons. Un proverbe espagnol résume exactement cette idée : « Vous ne pouvez prétendre chasser l’éléphant avec une canne à pêche ! »
- Le contexte dans lequel nous allons travailler et les limites qu’il nous impose.
- La motivation des participants dépendra du lieu de l’activité et de leurs motivations à y prendre part.
- La connaissance que nous avons des jeunes avec qui nous allons travailler et la nature des relations que nous entretenons avec eux. Si nous les connaissons bien et que nous savons que nous pouvons planifier à long terme, cela aura des répercussions sur nos objectifs. Le processus de planification sera différent avec des jeunes que nous ne connaissons pas.
- Le niveau de participation à l’activité. Si les participants se sentent concernés par l’issue d’une activité, les résultats seront meilleurs que s’ils ne jouent qu’un rôle passif.
D’autre part, nous devons tenir compte des considérations ci-dessous :
- Les activités isolées n’ont que des effets limités. En matière d’apprentissage interculturel, nous nous intéressons aux valeurs, aux attitudes et aux comportements. Par conséquent, il serait souhaitable que chaque activité s’inscrive dans un processus plus large. Mais cela ne signifie pas que nous devions rejeter les opportunités même limitées de faciliter le processus interculturel ; il s’agit essentiellement d’adapter nos ambitions aux circonstances.
- Les activités doivent faire référence à la vie quotidienne des participants. Nous avons pour objectif de générer des attitudes positives dans notre propre environnement et de faire le lien entre cet environnement et le reste du monde.
Notre approche de chaque activité d’apprentissage interculturel dépendra de nos possibilités concrètes d’action et bien évidemment des participants.
Nous avons appliqué ces idées et ces principes pour élaborer les activités, mais nous sommes conscients qu’il serait impossible et peu cohérent de définir des règles parfaitement strictes.
En résumé, il serait utile de se rappeler que :
- En nous appuyant sur une méthodologie active et dynamique...
- nous travaillons en engageant des processus...
- par le biais desquels (tout en les associant à l’information, l’analyse et une réflexion critique sur la réalité)...
- les participants trouveront les moyens :
- d’interagir positivement avec les membres d’autres cultures dans leur vie quotidienne ;
- et de cncevoir des stratégies pour traduire cette relation positive avec des membres d’autres cultures en actions individuelles ou collectives.