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La Commissaire appelle l’Italie à veiller au respect des droits des réfugiés, des demandeurs d'asile et des migrants

Lettre
Strasbourg 07/02/2019
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La Commissaire appelle l’Italie à veiller au respect des droits des réfugiés, des demandeurs d'asile et des migrants

Dans une lettre adressée au Premier ministre italien, Giuseppe Conte, rendue publique aujourd’hui, la Commissaire demande au Gouvernement italien de préciser quelles mesures il a l’intention de prendre pour assurer la continuité de services essentiels pour les demandeurs d'asile et les bénéficiaires d’une protection.

La Commissaire craint que le décret-loi relatif à la protection internationale, à l’immigration et à la sécurité publique n’ait des conséquences négatives sur les droits des demandeurs d'asile et des bénéficiaires d’une protection (y compris des personnes qui se sont vu accorder une protection humanitaire), notamment sur leur accès aux structures d’accueil, aux soins, à l’éducation et à d’autres services essentiels. En particulier, la Commissaire regrette l’apparente précipitation avec laquelle les autorités italiennes ont procédé à l’évacuation du centre d’accueil pour demandeurs d'asile de Castelnuovo di Porto (Rome) en vue de sa fermeture. Selon elle, cette mesure risque de réduire à néant les efforts louables déployés ces dernières années au niveau local pour favoriser l’intégration et la réadaptation des résidents du centre.

En outre, la Commissaire souligne la nécessité de respecter les droits des personnes secourues en mer. Tout en reconnaissant que, par le passé, l’Italie a beaucoup contribué à sauver des naufragés et a accueilli un grand nombre de demandeurs d'asile et de migrants qui arrivaient sur ses côtes, la Commissaire se déclare très préoccupée par plusieurs mesures récentes. « Je vais continuer à essayer de convaincre les autres États européens de l’importance de se montrer solidaires pour que les pays qui sont en première ligne, dont l’Italie, n’aient pas à gérer seuls cette situation », écrit la Commissaire. Dans le même temps, elle demande instamment au Gouvernement italien de veiller à ce que « les droits des personnes secourues en mer - notamment par des ONG, qui jouent un rôle essentiel à cet égard – ne soient jamais compromis par des désaccords entre États membres au sujet du débarquement, et de veiller à ce que les considérations humanitaires priment toujours. »