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Aucune excuse ne devrait entraver la ratification et la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul

Journée internationale de la femme
Strasbourg 07/03/2018
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Dans un message à l'occasion de la Journée internationale de la femme 2018, le Commissaire souligne que les hommes politiques et les leaders d'opinion devraient promouvoir un débat public honnête et bien informé sur la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique.

« Lutter contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique doit être une priorité pour nous tous. La Convention d’Istanbul est un outil unique et moderne permettant de protéger les droits des femmes et aucune excuse ne devrait entraver sa ratification et sa mise en œuvre », a-t-il déclaré.

Lire le texte du message vidéo :

« La violence contre les femmes, sous toutes ses formes, est une violation des droits humains et les Etats sont tenus de prendre des mesures concrètes pour y répondre. La Convention d’Istanbul est là pour aider les autorités nationales à prévenir la violence contre les femmes, protéger les victimes et poursuivre les auteurs des actes de violence.

Il est très encourageant de voir que 28 Etats membres du Conseil de l’Europe ont déjà ratifié la Convention. Cependant, il reste encore beaucoup à faire, tant du point de vue de la pleine mise en œuvre de la Convention que de la sensibilisation.

Je suis particulièrement préoccupé par les conceptions erronées concernant la Convention que certains, y compris des responsables politiques, ont propagé dans le débat public dans certains Etats membres pour s’opposer à sa ratification.

Certains prétendent que l’utilisation du mot « genre » dans la Convention a des intentions et des effets cachés. Ce n’est tout simplement pas vrai.

Dans la Convention, ce terme est utilisé pour définir le phénomène de la violence à l’égard des femmes fondée sur le genre, c’est-à-dire la violence faite à l’égard d’une femme parce qu’elle est une femme ou affectant les femmes de manière disproportionnée.

Le mot « genre » dans la Convention sert aussi à souligner que les « stéréotypes et les rôles de genre » concernant les femmes et les hommes doivent être combattus parce qu’ils participent à la perpétuation de la violence contre les femmes.

Afin de prévenir la violence contre les femmes, la Convention exige des mesures permettant de surmonter les préjugés contre les femmes et les rôles stéréotypés de genre, en accord avec les obligations internationales de droits humains.

Toute autre considération au sujet du terme « genre » en rapport avec cette Convention relève, au mieux, d’un manque d’information, au pire, de la manipulation.

Les responsables politiques et les faiseurs d’opinion ont le devoir de promouvoir un débat honnête et bien informé concernant la Convention et de se focaliser sur son potentiel à aider les Etats à renforcer la sécurité et la liberté des femmes.

Lutter contre la violence contre les femmes et la violence domestique doit être une priorité pour nous tous. La Convention d’Istanbul est un outil unique et moderne permettant de protéger les droits des femmes. Aucune excuse ne devrait entraver sa ratification et sa mise en œuvre ».