Priorités 2014-2015


jeunesTous les deux ans, le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe décide du programme d’activités et du budget correspondant de chaque secteur de l’Organisation.

Pour la période 2014-2015, les grands axes des activités de la Direction générale de la démocratie se concentrent sur la protection de la dignité humaine, le renforcement de la participation et de l’innovation, et la promotion la diversité :

Dignité humaine : action visant à assurer le respect de la dignité humaine sans discrimination et à protéger les victimes de violence et de la traite des êtres humains. Au nombre des grandes stratégies du Conseil de l’Europe, citons celles relatives aux droits de l’enfant, à l’égalité entre les femmes et les hommes et au handicap, ainsi que le programme de lutte contre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.

Participation: action visant à renforcer la cohésion sociale et la participation dans les sociétés démocratiques. Parmi les programmes clés en 2014-2015 figurent les activités de promotion d’une éducation de qualité, le renforcement de l’autonomie des groupes vulnérables tels que les jeunes Roms, les jeunes de secteurs défavorisées ou les migrants, ainsi que la préparation de la prochaine stratégie et du prochain plan d’action pour la cohésion sociale, et l’élaboration d’un nouvel « Indice de participation » du Conseil de l’Europe.

Gouvernance démocratique et innovation: action visant à bâtir un avenir démocratique sûr, à favoriser la bonne gouvernance et à promouvoir des compétences démocratiques. Parmi les programmes et projets les plus importants en 2014-2015 figurent le « Forum mondial de la démocratie », l’appui aux réformes de modernisation à tous les niveaux de l’administration publique, la préparation d’un texte de référence reprenant les normes et principes existants en matière de démocratie et l’élaboration d’une nouvelle convention du Conseil de l’Europe contre la manipulation des compétitions sportives.

Diversité: action visant à renforcer les capacités des sociétés européennes à apprécier de façon positive la diversité culturelle croissante de la société, à protéger les minorités et leurs langues et à rejeter la discrimination et l’intolérance. Au nombre des programmes et projets importants, citons la campagne sur internet « Non à la haine » du Mouvement contre le discours de haine, le réseau des « Cités interculturelles » et les travaux de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance.

 Pourquoi ces priorités ?

jeunesLe Conseil de l’Europe considère la protection de la dignité humaine, le renforcement de la participation et de l’innovation ainsi que la promotion de la diversité comme les défis les plus urgents que doivent relever les sociétés démocratiques actuelles.

« La reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde » — les mots d’ouverture de la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) n’ont rien perdu de leur pertinence. Dans l’Europe d’aujourd’hui, la dignité d’un grand nombre de personnes est menacée par la discrimination, la violence et la marginalisation. Il est essentiel, pour un continent attaché à ses valeurs communes de droits de l’homme, de proposer des solutions à des problèmes tels que le racisme, l’intolérance, la haine contre les minorités, la violence faite aux femmes, la traite des êtres humains et la violence sexuelle à l’égard d’enfants. L’injustice et les préjugés ont souvent un profond ancrage historique, sachant que de nouvelles menaces à la dignité humaine voient constamment le jour.

Du fait de la rapidité des changements de nature sociale, économique et technologique, il est impératif d’adapter les institutions démocratiques aux besoins du XXIe siècle. La nécessité de « retisser » la démocratie à l’ère du numérique — thème de l’édition 2013 du « Forum mondial de la démocratie » — n’est qu’un aspect parmi d’autres. La mise en œuvre des principes de bonne gouvernance à tous les niveaux des pouvoirs publics est un défi permanent. Le dynamisme de la société civile et la capacité des services publics à gérer la diversité des sociétés en Europe de manière démocratique revêtent une importance cruciale pour la « culture de la démocratie ».

La participation citoyenne est la sève de la démocratie. Nous assistons depuis de nombreuses années à une désaffectation des électeurs pour les élections générales, dont la tendance marquée sur quasiment tout le continent trouve son écho dans le retrait répandu de membres de syndicats et d’autres types d’organisations de la société civile. Des groupes spécifiques de population se heurtent encore aujourd’hui à de graves difficultés pour prendre une part active et sans discrimination à la vie publique. La légitimité de la démocratie et sa pérennité dépendent de la capacité à proposer de nouvelles façons attrayantes de faire participer tous les citoyens.

Les sociétés européennes sont de plus en plus diversifiées sur le plan culturel, du fait de la mondialisation, des migrations et d’une plus grande mobilité. La montée des tendances populistes et xénophobes dans de nombreuses parties d’Europe, souvent aggravée par des problèmes économiques et par l’affaiblissement de la protection des droits de l’homme et de la cohésion sociale, sont des symptômes de crise qui appellent une approche constructive, à savoir le développement de compétences et d’un dialogue interculturels basés sur des principes partagés de droits de l’homme. Face à d’importants enjeux démographiques, il est impératif que l’Europe apprenne à faire de la diversité un atout.

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