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Standing Committee of the Council of Bars and Law Societies of Europe (CCBE)

(by videoconference) 25 June 2021
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Members of the Committee,

Ladies and gentlemen,

 

Last week was a positive and important moment in the deepening relationship which exists between the Council of Bars and Law Societies of Europe and the Council of Europe.

On 18th June, along with your President, Margarete von Galen, I had the pleasure of signing a Memorandum of Understanding that establishes a formal framework for interaction between our organisations.

This will further enhance the sharing of information and mutual co-operation, including at the technical level.

Not least through your contribution as an observer on a good number of Council of Europe committees.

This builds on solid foundations.

For years now, the CCBE has been a member of our Conference of International Non-governmental Organisations.

This has ensured your participatory status in our Organisation, in addition to your role in observing and contributing to the work of several of our key bodies, our Parliamentary Assembly and the European Court of Human Rights.

Our partnership is a natural fit.

Not only do we share the aim of reinforcing respect for human rights and the rule of law in our democratic societies:

Starting with the effective implementation of the European Convention on Human Rights across our common legal space.

But we also value the specific role of the legal profession in upholding people’s fundamental rights and the fair administration of justice.

A role that has been recognised explicitly in a recommendation from our Committee of Ministers to the national authorities of our 47 member states.

Many judgments of the European Court of Human Rights are also clear about the importance of the profession of lawyers.

Bars must retain their independence from government.

And we need professional judiciaries, in which lawyers have the freedom and integrity both to defend their clients’ interests and promote justice to the benefit of society as a whole.

Lawyers should have the freedom to exercise their profession without discrimination, interference or pressure.

And they should have access to their clients and to courts, in accordance with fair trial requirements.

These principles are confirmed by Council of Europe standards.

Drawn from the European Convention on Human Rights, these standards are, in turn, the law.

I know that some of these principles have come under strain because of the COVID-19 pandemic:

A decline in the traditional single-judge system, for example;

And the same for some written proceedings, oral proceedings and the human contact that often means a great deal to people who are participating in legal cases.

The CCBE is an observer to CEPEJ, our European Commission for the Efficiency of Justice.

And CEPEJ has recently adopted a Declaration on lessons learnt and challenges faced by the judiciary during and after the pandemic.

I hope that this is useful for you and that proceedings will return to normal as the public health crisis eases.

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Mais il y a sans doute plus préoccupant encore : depuis quelques années, l’indépendance et les conditions nécessaires au bon exercice de votre profession sont de plus en plus souvent mises à mal, dans diverses parties de l’Europe.

Les cas de harcèlement, de menaces et d’agressions contre des avocats et les atteintes directes à leurs prérogatives professionnelles sont en hausse.

De plus, les procédures disciplinaires et autres sont parfois détournées de leur but premier, pour les empêcher de faire leur travail.

Le Conseil de l’Europe, et notamment la Commissaire aux droits de l’homme, s’en fait largement l’écho, tout comme mon dernier rapport annuel, Un renouveau démocratique pour l’Europe, publié le mois dernier.

Je sais que votre Comité permanent a fait part à notre Assemblée parlementaire de cas concrets qui le préoccupent.

De son côté, l’Assemblée parlementaire a appelé nos États membres à reprendre votre idée d’élaborer une convention européenne sur la profession d’avocat, qui protégerait les avocats de toute ingérence dans l’exercice de leurs fonctions.

Notre Comité européen de coopération juridique a réalisé une étude de faisabilité à ce sujet.

Il a évalué l’efficacité et l’intérêt potentiels d’un nouvel instrument, contraignant ou non, et s’est déclaré prêt à en démarrer les travaux préparatoires.

La décision sur le point de savoir s’il convient d’ouvrir les négociations et d’entreprendre l’élaboration d’un tel instrument devrait être prise à l’automne. Le travail de rédaction pourrait, le cas échéant, commencer dès l’année prochaine.

Quoi qu’il en soit, au mois de juillet, le Groupe de rapporteurs du Comité des Ministres sur la coopération juridique aura un échange de vues avec des organisations de la société civile, auquel le CCBE est convié.

Cette initiative est novatrice.

Et il est en soi encourageant que le premier échange de vues de ce type en matière de coopération juridique ait précisément pour but d’approfondir notre compréhension commune des problèmes auxquels sont confrontés les avocats, et des moyens de renforcer notre coopération pour traiter ces problèmes.

J’espère que vous apporterez toute votre connaissance de la question. Le résultat n’en sera que meilleur.

Je suis persuadée que notre collaboration peut produire d’excellents résultats.

Dans nombre de domaines essentiels, l’action du Conseil de l’Europe serait très difficile, voire impossible, sans l’aide de bons avocats pour la soutenir.

La protection de l’indépendance des avocats est au cœur de nos objectifs.

Nous avons la même vision des choses et les mêmes intérêts.

Ensemble, nous défendons la justice.