Le Conseil de l’Europe, en partenariat avec l’Institut Supérieur de la Magistrature (ISM) dans le cadre du programme MA-JUST, a organisé à Rabat une session de simulation de procès fictif consacrée à la lutte contre la violence à l’égard des femmes. Cet événement s’inscrit dans la continuité d’un cycle de formation ayant bénéficié environ 130 femmes et 150 hommes magistrats, avec pour objectif de renforcer leurs compétences dans l’application du cadre juridique national et des standards internationaux en matière de violences fondées sur le genre.
Cette initiative repose sur une approche pédagogique pratique, permettant aux participant·es de mettre en œuvre leurs connaissances dans un cadre réaliste », a declaré Monsieur Le directeur général de l’ISM dans son discours d’ouverture « À travers la simulation des différentes étapes d’un procès pénal, de la présentation des faits au délibéré, les attaché·es de justice ont pu renforcer leurs compétences en matière de conduite d’audience, de qualification juridique et de motivation des décisions. Cet exercice a permis également l’intégration d’une approche sensible au genre, centrée sur les droits et les besoins des victimes, en s’appuyant notamment sur les standards internationaux tels que la Convention d’Istanbul, qui promeut une approche globale fondée sur la prévention, la protection des victimes, la poursuite des auteurs et des politiques intégrées.
Les résultats observés témoignent d’un renforcement significatif des capacités des futurs magistrats. Les participant·es ont également mobilisé les compétences transversales acquises, notamment en matière de soft skills, en faisant preuve d’empathie, d’écoute active et de bienveillance tout au long des simulations. Dans mon futur travail, je mettrai en œuvre et chercherai constamment à renforcer une stratégie centrée sur les victimes, qui réponde aux besoins psychosociaux des femmes victimes de violences, tout en veillant à une communication respectueuse et appropriée durant les procédures juridiques, afin de garantir que seules les questions pertinentes et nécessaires soient posées », a déclaré l’un des attachés de justice.
Cette activité reflète l’engagement continu du Maroc à lutter contre les violences à l’égard des femmes, notamment à travers la mise en œuvre de la loi n°103.13 et les réformes du Code de procédure pénale. Cette initiative s’inscrit dans la priorité 3.3.1 « Égalité des genres et lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique » du nouveau Partenariat de Voisinage entre le Conseil de l’Europe et le Maroc (2026-2029).


