Conférence permanente des Ministres de l'éducation

Contexte

 

 

La gouvernance des systèmes éducatifs et la qualité de l’éducation ont été longtemps au cœur des réformes éducatives dans la plupart des Etats membres du Conseil de l’Europe. Ces questions figurent aussi en tête des ordres du jour des principaux acteurs internationaux. L’objectif 2 du Millénaire pour le Développement de l’ONU s’y réfère également.

 

L’éducation de qualité est liée aux principes de bonne gouvernance, et en particulier à la partie se concentrant sur la participation démocratique. Ces dernières dix années, le secteur de l’éducation du Conseil de l’Europe a contribué à définir les politiques à mettre en œuvre pour une « gouvernance démocratique » au niveau des institutions scolaires par le biais de son programme sur l’Education à la citoyenneté démocratique et aux droits de l’homme, ainsi qu’au niveau de la gouvernance de l’enseignement supérieur.

 

Depuis 2008, les deux comités directeurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur ont développé davantage la relation entre ces deux concepts et ont proposé des définitions très claires. Dans le Programme d’activités 2012-2013, adopté par le Comité des Ministres le 24 novembre 2011, il est clairement énoncé : « La gouvernance démocratique par les politiques de l’éducation, de la culture et de la jeunesse vise à réformer le secteur de l’éducation et les politiques éducatives pour stimuler la compétence et la participation démocratiques ... ». Dans ce contexte, la participation est considérée non seulement comme une dimension majeure de la gouvernance, mais également comme un élément contribuant à la « qualité » à travers le partage des questionnements et des responsabilités de toutes les parties prenantes. L’accent mis sur la participation, tout en soulignant l’importance des institutions démocratiques, montre qu’elles ne peuvent fonctionner en pratique sans la participation active des citoyens – dans le cas présent des membres de la communauté éducative.

 

Ces deux dernières années, le travail du Conseil de l’Europe sur « l’éducation de qualité » a été étroitement associé à la question de « l’accès à l’éducation » et a ouvert de nouvelles dimensions pour la mise en œuvre de cette mesure fondamentale pour améliorer la cohésion sociale ainsi que des opportunités individuelles dans le contexte européen. Selon les comités directeurs du Conseil de l’Europe, il serait plus approprié de parler de nos jours « d’accès à une éducation de qualité » plutôt que « d’accès à l’éducation », éducation de qualité étant entendue comme « une éducation qui ne donne pas seulement accès à l’enseignement à tous les élèves, qui favorise l'épanouissement de la personnalité de chaque élève et étudiant et le développement de ses dons et aptitudes mentales et physiques, dans toute la mesure de ses potentialités et l’encourage à mener à terme le programme d’enseignement suivi », mais aussi comme une éducation qui « promeut la démocratie, le respect des droits de l'homme et la justice sociale dans un processus éducatif qui prenne en considération les besoins sociaux et éducatifs de chacun, et qui apporte aux élèves et aux étudiants les compétences et la confiance en soi nécessaires à leur rôle de citoyens responsables et à leur employabilité » .

 

C’est fort de ce contexte que le Comité directeur pour les politiques et pratiques éducatives (CDPPE) a suivi la proposition faite par les autorités finlandaises lors de la 23e Session de la Conférence permanente du Conseil de l’Europe des ministres de l’éducation, d’accueillir au sein de leur pays la prochaine session ministérielle.

 

Thème

 

Il est proposé que la Conférence ministérielle soit dédiée au thème de la Gouvernance et de l’Education de qualité et mettra en lumière les défis contemporains rencontrés lors de la mise en œuvre de la gouvernance et des normes de qualité basées sur la vision du Conseil de l’Europe.