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Le nombre d'organes d'origine humaine disponibles pour la transplantation étant très inférieur à celui qui serait nécessaire pour permettre de répondre aux besoins, des solutions alternatives sont recherchées dont celle de la transplantation d'organes d'origine animale (xénotransplantation). Cependant, il s'agit là d'une solution encore au stade expérimental qui pose de nombreux problèmes techniques.

L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, ayant à l'esprit les risques pour la santé publics que la xénotransplantation pourrait impliquer, en particulier la transmission, au receveur et à ses proches, de virus présents chez l'animal source, s'était déclarée en faveur d'un moratoire sur les applications cliniques de xénotransplantation, et avait demandé au Comité des Ministres de faire étudier les différents aspects de la question ( Recommandation 1399 (1999) sur la xénotransplantation ).

Sans se prononcer sur la proposition de moratoire, le Comité des Ministres a établi un Groupe de travail sous la double autorité du Comité directeur pour la bioéthique (CDBI) et du Comité européen de la santé (CDSP). Présidé par M. Bart Wijnberg (Pays-Bas), le Groupe de travail a élaboré un rapport intérimaire sur "The State of the Art in the Field of Xenotransplantation" (disponible en anglais).

Le Groupe de travail a finalisé également un projet de lignes directrices en matière de xénotransplantation qui a été approuvé par le Comité directeur pour la bioéthique (CDBI) et le Comité européen pour la santé (CDSP) en juin 2002. Recommandation Rec (2003)10 sur la xénotransplantation a été adopté par le Comité des Ministres le 19 juin 2003.