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60th Anniversary of the European Social Charter: High-level panel discussion

Strasbourg 18 October 2021
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(As delivered)

 

Dear friends,

 

60 years ago, to the day, the European Social Charter was opened for signature.

This was a landmark moment in the formation of Europe’s human rights architecture.

One that continues to have a deep and positive effect on the lives of people across our continent.

Employment and housing;

Health and education;

Social protection and welfare;

These provide us with dignity, security and opportunity – both as individuals and as a society;

And the Charter has helped extend them across the map of Europe.

Equally, it is clear about the particular need to care for the most vulnerable in our societies:

Including children, the elderly, migrants and those with disabilities.

And our success in supporting those most in need is certainly a mark of civilisation.

But there are challenges: significant challenges.

In recent years, extreme nationalism and populist politics has been on the rise in parts of Europe.

And those who advocate it often attack the very concept of human rights, and the multilateral institutions that uphold them.

While some countries continue to use the Charter as a guide, and to ensure that social rights are a reality of life, others have stalled or even selected reverse gear.

Rising poverty levels, widening inequalities, the erosion of employment rights:

These are just some of the harms that blight lives in Europe today.

And there is no doubt that the impact of covid-19 has the potential to make this situation worse.

In times of crisis, it is often those who have least that suffer most.

And throughout the ongoing pandemic, we have seen member states struggle to provide adequate healthcare, access to education, and advice, support and provision for minority groups.

This story is not yet complete.

The longer-term economic impact of the coronavirus has yet to be felt.

And ensuring individuals’ social rights is necessary to prevent deeper fissures opening up in Europe:

To prevent a public health crisis morphing into a democratic crisis too.

So, what would progress look like?

We need governments to meet the commitments that they have made.

Beyond that, we need to persuade those countries that have not ratified the revised European Social Charter to go ahead and do so.

And for all governments to consider which further provisions they should accept and the benefits of joining the collective complaints procedure:

This, after all, is key for accountability and for helping guide governments in meeting their social rights obligations in the interests of the people they serve.

*****

J’ai signalé clairement l’importance que j’attache à ces questions.

En effet, la protection des droits économiques et sociaux est un aspect essentiel de mon Cadre stratégique pour le Conseil de l’Europe, qui fixe les priorités que l’Organisation poursuivra pendant mon mandat.

L’Assemblée parlementaire, le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux et la Commissaire aux droits de l’homme partagent cette même ambition, comme en témoigne le travail qu’ils mènent avec ténacité et persévérance.

Je sais aussi qu’il est important de faire en sorte que les gouvernements de nos États membres puissent progresser plus facilement.

C’est pourquoi j’ai publié, en avril dernier, une série de propositions visant à améliorer la mise en œuvre des droits sociaux et à renforcer le système de la Charte sociale.

Certaines de ces propositions sont aujourd’hui à l’examen devant le Comité européen des droits sociaux et le Comité gouvernemental, qui continuent de faire un excellent travail.

Elles sont aussi examinées par le Comité des Ministres, qui fera rapport à leur sujet pour la Session ministérielle de Rome, en mai prochain.

J’espère que nous parviendrons ainsi à changer réellement la donne et que les dirigeants nationaux trouveront, avec un système plus simple et plus efficace, la volonté nécessaire pour faire avancer les droits sociaux dans la période de grandes difficultés que nous traversons.

De même, il est important que toutes les organisations internationales qui croient à ces droits agissent de concert à faire émerger une culture positive des droits sociaux.

L’Union européenne joue un rôle central à cet égard.

Sa propre mission s’étend aussi aux droits sociaux et elle a déjà fait la preuve de son soutien à la Charte sociale européenne et à ses mécanismes.

En définissant ses priorités actuelles pour la coopération avec le Conseil de l’Europe, le Conseil de l’Union européenne a d’ailleurs souligné l’importance de la Charte dans la mise en œuvre du Socle européens des droits sociaux de l’Union, et la nécessité que les deux organisations travaillent ensemble à la réalisation des droits économiques et sociaux, notamment en cette période marquée par la covid.

L’ONU est elle aussi un acteur majeur.

Notre Comité européen des droits sociaux et le Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU coopèrent de manière fructueuse depuis de nombreuses années.

Le Conseil de l’Europe ne se contente pas de contribuer aux Objectifs de développement durable des Nations Unies :

il a même adapté tout spécialement son action, sur la forme et le fond, pour œuvrer à la réalisation de ces objectifs, car nombre d’entre eux sont directement liés aux droits sociaux.

Je ne doute pas de notre capacité à coopérer encore plus étroitement dans les années à venir et me réjouis donc beaucoup de voir les deux organisations représentées ici aujourd’hui.

En cette période cruciale, j’écouterai avec grand intérêt ce qu’elles ont à dire, ainsi que tous les autres participants.

Le moment est donc opportun pour procéder à un état des lieux, faire le bilan de ce qui a été accompli, voir les points sur lesquels il faut en faire plus et nous demander de quelle manière nous pouvons progresser ensemble.

 

Je vous remercie.