Dans le cadre de la réforme en cours du système pénal marocain et à la suite de l’adoption de la loi 43.22 relative aux peines alternatives, le Conseil de l’Europe a organisé un séminaire consacré aux bonnes pratiques en matière de mise en place de ces dispositifs. L’événement a eu lieu le 20 février 2025 au siège de la Délégation Générale à l’Administration Pénitentiaire et à la Réinsertion (DGAPR ) à Rabat.
Le séminaire avait pour objectif de mettre en avant des alternatives crédibles et efficaces à l’incarcération afin d’appuyer la mise en œuvre de la politique pénale nationale. Les participants ont notamment discuté de solutions telles que la surveillance électronique et les travaux d’intérêt général. Ces mesures visent à favoriser la réinsertion sociale des personnes condamnées tout en contribuant à réduire la surpopulation carcérale du pays.
Cet échange a réuni des experts internationaux venus de France, de Belgique, d’Espagne et du Portugal, qui ont partagé avec les cadres de la DGAPR leurs expériences, enseignements et meilleures pratiques issues de leurs pays respectifs. Les interventions ont porté notamment sur les défis rencontrés, les avantages et les perspectives des dispositifs alternatifs à l’incarcération, tout en tenant compte des spécificités du contexte marocain.
Ce séminaire a marqué une étape déterminante dans le processus de modernisation de la justice pénale au Maroc. Il témoigne de la volonté des autorités de renforcer la réinsertion des personnes privées de liberté, de préserver leur dignité et de s’aligner sur les standards internationaux en matière de droits humains. Au travers de cette initiative, le Maroc réaffirme son engagement en faveur d’une justice plus humaine, plus efficace et plus équitable.
Cet événement s’inscrit dans le cadre du programme conjoint « Vers une justice protectrice, accessible et efficace au Maroc (MA-JUST) - Prison », cofinancé par l'Union Européenne et le Conseil de l’Europe, et mis en œuvre par le Conseil de l’Europe.
