Enseignement supérieur et recherche


Domaines d’activités

Actuellement, le programme de travail du CDESR s’articule autour des axes suivants :

  • Politiques et instruments pour la reconnaissance des qualifications (dont la mise en œuvre de la Convention Conseil de l’Europe/UNESCO sur la reconnaissance) ;
  • Espace européen de l’enseignement supérieur ;
  • Gouvernance de l’enseignement supérieur ;
  • Responsabilité publique pour l’enseignement supérieur et la recherche ;
  • Activités de coopération ciblée.

En tant que programme éducatif du Conseil de l’Europe le programme de la Division de l’enseignement supérieur et de la recherche a pour objectif de donner satisfaction à au moins deux groupes cibles importants. D’un côté, le programme comprend des activités répondant aux préoccupations de l’ensemble des décideurs politiques de l’Organisation – avant tout le Comité des Ministres – et représente un apport pour l’ensemble des objectifs politiques du Conseil de l’Europe: démocratie, droits de l’homme, primauté du droit. Ainsi des activités sont centrées sur des éléments qui pourraient se ranger sous le label de dimension sociale de l’enseignement, tels la gouvernance de l’enseignement supérieur ou la responsabilité publique pour l’enseignement supérieur et la recherche.

Par ailleurs, le programme d’enseignement du Conseil doit être intéressant et pertinent aux yeux des décideurs politiques, lesquels, dans le cas du programme du CDESR, comprendront des responsables ministériels et des décideurs issus du monde universitaire. Ces projets se centreront sur les contenus et les structures de l’enseignement et des exemples récents incluent les travaux de longue haleine entrepris par le Conseil sur la reconnaissance des qualifications et plusieurs aspects de l’Espace européen de l’enseignement supérieur (EEES), y compris l’assurance qualité et l’élaboration de cadres de qualifications. L'Espace européen de l'enseignement supérieur est bien plus qu'une simple question de structures dans l'enseignement supérieur. Il donne au Conseil de l'Europe l'occasion de défendre ses valeurs traditionnelles, notamment l'importance qu'il attache à la cohésion sociale, à la démocratie et à la primauté du droit dans l'ensemble de l'Europe.

Inutile de dire que la distinction entre ces deux grands éléments de projets est loin d’être clairement définie. La reconnaissance des qualifications cherche surtout à optimiser les chances de tous les apprenants. L’apprentissage tout au long de la vie revêt une dimension sociale évidente, comme le montre le récent projet du CDESR sur l’éducation tout au long de la vie au service de l’équité et de la cohésion sociale; cependant, améliorer les chances de tout apprenant de s’engager dans les voies de l’apprentissage tout au long de la vie au sein du système éducatif global exige de repenser ce type de système, voire des contenus. Les travaux actuels sur les cadres des qualifications sont clairement de nature structurelle, mais ils poursuivent un objectif important de cohésion sociale à travers l’élaboration de structures qui permettront à un nombre croissant d’apprenants d’obtenir des qualifications dans l’enseignement supérieur, surtout si l'on parvient à instaurer une véritable « transférabilité » dans l'ensemble du système éducatif, en allant au-delà de l'enseignement supérieur formel, et à trouver des moyens raisonnables pour reconnaître les études et la formation préalables.

Les activités de la division pour l’enseignement supérieur et la recherche des dernières années, gardant toujours leur pertinence, incluent des aspects comme :

  • L'accès à l'Enseignement supérieur en Europe
  • L'éducation tout au long de la vie au service de l'équité et de la cohésion sociale
  • Les Etudes européennes pour une citoyenneté démocratique
  • L'Université en tant que site de citoyenneté
  • Le patrimoine culturel des universités européennes
  • Les sciences sociales et le défi de la transition
  • La mission de recherche de l'Université
  • La participation des étudiants à la gouvernance de l’enseignement supérieur
  • Programme de Réforme Législative

[résultats]

Le CDESR a une excellente tradition de coopération avec d’autres institutions et organisations, notamment avec l’Unesco, la Commission européenne, l’EUA, l’IAU et l’ESIB, mais aussi avec des institutions et des organisations régionales comme le Conseil nordique des ministres et des ONG comme le Réseau de coopération éducative de l'Europe du sud-est (SEE-EC) ( et la Communauté des universités méditerranéennes. Il est aussi fort encourageant de noter que la coopération se resserre avec l’OCDE, l’OSCE (en particulier en Bosnie-Herzégovine) et l’ENQA, et que des contacts ont été établis avec ALECSO.

Le Conseil de l’Europe joue un rôle important dans des domaines prioritaires spécifiques. Au fil du temps, ils ont quelque peu évolué, si bien qu’à l’heure actuelle les efforts se concentrent surtout sur deux domaines: l’Europe du Sud-Est et un certain nombre de pays issus de l’ex-Union soviétique. C’est grâce à l’expérience acquise par le biais du programme de travail intergouvernemental que cette activité a pu se développer, mais il convient également de mettre l’accent sur le fait que ces activités ciblées contribuent à leur tour au développement de l’activité intergouvernementale. Plutôt qu’à sens unique, les activités intergouvernementales et les activités ciblées sont interactives. Toutefois, les priorités des activités ciblées sont beaucoup plus difficiles à définir avec précision du fait qu’une partie de leur travail consiste à répondre à des demandes urgentes d’aide et de conseils. Ce type d’activité, cependant, continuera à représenter une part importante du programme de travail général.

Dans l’avenir, le programme du CDESR devrait certainement aussi tenir compte du fait que nos sociétés modernes sont en train de se transformer de fond en comble et que cette transformation s'opère très rapidement. L'un des aspects essentiels de cette transformation réside dans le besoin de souplesse et la nécessité de développer des compétences transversales ainsi que des compétences dans certains domaines spécifiques. Il est nécessaire aussi de souligner et de transmettre les valeurs fondamentales des sociétés démocratiques et humanitaires. Enfin et surtout, ces innovations – souvent résumées dans la notion de sociétés du savoir - renforcent le rôle et le caractère indispensable de l'enseignement supérieur et de la recherche, aussi convient-il de se rappeler que l'enseignement supérieur et la recherche ont au moins quatre grandes finalités liées entre elles :

  • la préparation à l'entrée sur le marché du travail ;
  • la préparation à la vie en tant que citoyens actifs dans des sociétés démocratiques ;
  • le développement personnel ;
  • l'élaboration et la tenue à jour d'une base de connaissances de pointe dans une vaste gamme de disciplines universitaires.

Dans la perspective de l'évolution de nos sociétés, il faut un large accès à l'enseignement supérieur et des investissements dans celui-ci, à la fois pour permettre à chaque personne de développer au maximum son potentiel et pour permettre à la société de faire bon usage des capacités et des talents de tous ses membres.