Enseignement de l'histoire

Coopération régionale

Dans les années 1990, plusieurs pays ont simultanément exprimé leur intérêt à travailler en collaboration avec les Etats voisins. Les raisons étant:

  • un manque général d'informations sur l'histoire des Etats voisins dans les programmes scolaires;
  • le fait que l'image de l' «autre», du voisin en particulier, était principalement présentée dans des contextes de confrontation militaire et politique;
  • l'absence de matériels pédagogiques qui auraient permis d'enseigner l'histoire de manière interactive.

Deux projets régionaux à long terme ont été réalisés:

l'Inititative de Tbilisi
l'Initiative de la mer Noire

Ces projets avaient pour but, non seulement la préparation de publications mais également la création d'un climat propice au développement d'une coopération entre les enseignants d'histoire d'Etats voisins. Cela a permis une nouvelle perception de l'histoire de ces régions, principalement à travers le prisme de l'histoire sociale, culturelle, économique et quotidienne des pays appartenant à une même zone géographique.

Ces deux projets ont démontré l'importance d'une présentation équilibrée des sujets d'histoire, qui ne devraient pas se concentrer uniquement sur des thèmes politiques. C'est l'inclusion de ces autres sujets qui permet aux enseignants et à leurs élèves de discuter des questions importantes telles que l'interaction entre différentes cultures et différent pays, et de ce fait, d'empêcher de nouvelles lignes de fracture d'être créées.

Une coopération régionale étendue

Un aspect intéressant de ces projets a été que tous les acteurs impliqués dans l'enseignement de l'histoire ont dû joindre leurs efforts sur une longue période de temps: officiels des ministères, cercles académiques, spécialistes de la formation continue des enseignants, auteurs de manuels, éditeurs, enseignants et élèves. Cela a amené les enseignants d'histoire à la conclusion que l'enseignement de l'histoire dans le monde aujourd'hui devrait avant tout être un effort pour renforcer le processus de réconciliation et promouvoir les principes de respect mutuel, et pour ouvrir des portes supplémentaires de coopération.

L'intérêt d'une telle coopération régionale a été confirmé au Second Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement à Strasbourg en 1997, qui a souligné son rôle dans le renforcement de la stabilité et de la sécurité en Europe.

Les initiatives ont permi de faire se rencontrer les Ministres de l'Education des pays de la région. Tous ont réitéré leur soutien aux travaux du Conseil de l'Europe dans le domaine de l'enseignement de l'histoire dans la Déclation de Tbilisi en mars 2000.

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